05 juillet 2009

Révérence


Je tire ma révérence...

© Delphinium Juillet 2009

28 juin 2009

Hop!




On ne va pas trop écrire, simplement se dire que c'est l'été et qu'il faut parfois des sujets moins sensibles que ceux que je peux aborder parfois ici. Alors un petit hop d'encouragement pour "Rodgeur". Photographie prise dans les jardins du musée olympique de Lausanne, sculpture en sable. On trouve d'autres héros dans le jardin, celui-ci, c'est le nôtre. Comme vous le remarquerez, il y a un patin à glace sur la gauche de la photo et une autre tête derrière la colonne. Mais j'ai choisi ce côté-ci de la sculpture, on se demande pourquoi. Non?? Vous vous demandez pourquoi?


© Delphinium Juin 2009

21 juin 2009

Espoir




Je suis ressortie de ces murs entourés de grilles, de fils de fer barbelés, gardés par des chiens et des hommes armés très remuée, tourmentée même. Tourmentée de la souffrance des autres et de cette souffrance qu'ils ont répandue autour d'eux.

Dans le ciel brille pourtant une lumière que j'aimerais pouvoir toucher, du bout des doigts, pour l'enfermer dans ces couloirs si sombres que j'ai traversés. Je n'ai pourtant aucun pouvoir sur le ciel et sur la justice des hommes. Résonne au fond de moi ce bruit lancinant de clés, de portes qui s'ouvrent et qui se ferment. Pour l'instant, je ne peux qu'essayer de comprendre, de compatir et d'avancer sur mon chemin. Forte de ce que j'ai appris et de ce que j'ai vu.



© Delphinium Juin 2009

12 juin 2009

Nouveau point d'interrogation



Mais qu'est-ce qu'elle a ma voisine? Je la trouve fatiguée, débordée... J'aimerais bien rentrer pour lui dire que je suis là pour la cajoler.

Signé: le chat du voisin



© Delphinium Juin 2009

29 mai 2009

Heureux? Heureuse?




Cergie m'a taguée. Il faut que je décrive 6 choses qui me rendent heureuse.
Et que je trouve d'autres personnes à taguer. Je ne vais pas trouver d'autres personnes, tout simplement parce que je crois que tout le monde, dans son univers de blog, décrit d'une manière ou d'une autre ce qui le rend heureux. Mais je relève ce défi avec plaisir. Merci ma chère Cergie.

Pas facile, il y aurait tellement de petites choses à dire. Je considère que le bonheur tient à peu de chose, insaisissable, il peut partir d'un jour à l'autre, revenir le lendemain, nous laisser pendant des jours entiers, embourbés dans nos soucis et nos tracas de la vie quotidienne et revenir sans s'annoncer. Pendant longtemps, j'ai cru que je n'avais plus droit au bonheur, jusqu'à ce que je comprenne que le bonheur est un grand mot qui peut décrire des choses très simples.

Voici donc quelques éléments qui me rendent heureuse:

1. Regarder un coucher de soleil sur les montagnes, sentir le monde qui s'endort doucement, la nuit qui s'installe lentement et respirer l'air frais des alpages. Avec dans le fond le bruit des cloches des vaches.

2. Une fondue préparée par mon papa. J'aime le voir se hâter, brasser le fromage, préparer son verre de vin blanc, le kirsch et poivrer avec force le caquelon. Maman aussi fait de bons plats, je ne l'oublie pas. Parfois je passe des semaines entières à manger sur le pouce, à ne pas prendre vraiment le temps pour moi, revenir en famille et s'installer à la table familiale est un bonheur que j'apprécie de plus en plus car il devient rare.

3. Etre avec mes amis. C'est peut être une chose simple à écrire, à dire, mais elle est tellement vraie. Partager les joies et les peines, se serrer dans les bras, se dire nos souffrances, panser nos blessures et vivre tout simplement. Toutes celles et ceux que je côtoie savent l'importance que j'accorde à ces moments. Et je les remercie d'avoir toujours été là auprès de moi malgré les aléas de la vie. Allez, je vous sers encore un verre de Muscat?

4. Ecouter le vent qui bruisse dans les arbres, le foehn, qui souffle régulièrement en automne dans mon coin de pays. Les températures sont élevées, les couleurs sont ravivées, les contours des montagnes sont particulièrement nets et savoir que dans quelques heures, la pluie et/ou la neige vont saupoudrer les montagnes est un sentiment très particulier.

5. Jouer, jouer et encore jouer. Les mesures, les notes et les silences. Respirer dans la musique, entendre l'orgue ronfler dans l'église, seule avec lui, perchée dans les hauteurs. L'impression d'être seule face à l'univers et faire résonner tous mes sentiments sous les voutes de pierres. Voir les visages apaisés des gens qui m'écoutent, m'entendre dire que je les ai transportés. Entendre les cloches sonner dans la vallée, surtout celle en fa dièze, grave, majestueuse dont le son s'envole tout là-haut pour venir titiller les oreilles de mes chers disparus. Il y a peu, j'ai encore perdu un petit pépé qui chantait dans mon choeur, il est parti après quelques mois passés en maison de retraite. C'est moi qui ai joué pendant son enterrement pour l'accompagner sur son dernier chemin, et c'était très fort. Je suis sûre que de tout là-haut il m'a entendue et pour celles et ceux qui restaient, le coeur a été apaisé.

6. Savoir que coûte que coûte, il y a un endroit où je peux me réfugier, avec toutes mes peines et tous mes chagrins. Et je continuerai à combattre pour garder cet endroit, cette chaleur et cette tendresse. Parce que j'y crois, tout simplement...

Voilà, c'est tout simple et à la fois si compliqué.

Ce qui me rend aussi heureuse, c'est de savoir que mes amis bloggeurs sont là, derrière leur écran, prêts à me tendre la main.



© Delphinium Mai 2009