02 novembre 2007

Revenir sur mes pas

Photo: Cergie


Lorsque qu’elle était enfant, Maman lui achetait des chaussures de multiples couleurs et petite fille, elle gambadait à travers la vie, sans soucis du lendemain, sauf ceux des devoirs et des leçons de son âge, chaussée de tous ses rêves et parcourant la route de l’enfance en chantant joyeusement.

Espadrilles, sandales, ballerines. Des rouges, des bleues, des blanches.

Avec ses crayons de couleur magiques, elle façonnait le monde à sa manière, quelques coups par-ci, un peu de couleurs par-là et ses chefs-d’oeuvre naïfs lui renvoyaient l’image d’une famille heureuse et unie. Papa était fort comme un roc, Maman tendre comme la goutte d’eau qui roule pour enlever toutes les poussières des ennuis d’enfant.

Ses rêves partaient au-delà des montagnes pour y trouver la pureté de l’univers. La terre était ronde et où qu’elle se trouvait, elle n’avait qu’à tendre les mains pour rencontrer le bonheur.
Depuis son balcon, elle pouvait toucher des doigts les montagnes, saisir délicatement les flocons de neige qui tombaient et rêver à une terre blanche et ouatée dans laquelle plonger voluptueusement. Lorsque l’été rougeoyait, elle s’imaginait son village endormi sous la neige. Alors que l’hiver s’étendait, elle revoyait le chaud soleil lécher doucement les chères parois rocheuses lors des crépuscules étincelants. Le monde, c’était elle qui le construisait, avec ses songes d’enfant, simples et colorés, célébrant la douceur de vivre. Et elle imaginait son prince l’enlever par-dessus les nuages pour atteindre le sommet inaccessible de sa montagne adorée.
Même quand les cieux ouvraient leurs écluses, avec ses bottines colorées, elle réinventait la lumière de l’astre de feu et elle faisait chantonner les oiseaux en sautant allègrement dans les flaques sur les chemins de l’école.

C’était simplement l’enfance

Temps de l’éternelle innocence, temps de la transparence, temps de l’insouciance

Et puis elle a grandi et ses chaussures colorées sont devenues bien trop étroites pour franchir les obstacles semés tout au long du chemin de l’existence.
Espadrilles, sandales, ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.

Brusquement, sans s’y attendre, elle avait atteint l’âge de la déraison, ramassant en pleine face les éclats de ce monde de fous. Le temps n’a plus débordé de la coupe de ses songes. Et les draps frais qui sentaient bon les comptines chatoyantes se sont transformés peu à peu en un linceul gris qui enveloppa secrètement ses espérances enfantines.

Les rêves qu’elle avait encore se bornaient à se heurter aux parois de son incompréhension. Depuis la fenêtre de son cœur, elle essayait encore de tendre la main pour retrouver le bonheur enfoui dans ses souvenirs, la chaleur du foyer mais le temps filait entre ses doigts et les cailloux dévalaient les montagnes en une avalanche d’interrogations infinies. Il n’y avait plus de printemps, rien qu’un hiver froid et sans fin qui encerclait toute vie et la rendait fugace et ténébreuse. Le monde n’était plus rien, qu’un bateau ivre qui prenait l’eau sur les rivages de l’univers, dans une atmosphère d’apocalypse et de turpitudes. Et le prince n’était qu’un guide fou dans un désert rempli de mirages orgueilleux.
Même quand le soleil réchauffait l’atmosphère chargée de poussière de plomb, elle n’arrivait plus à se souvenir de sa caresse sur sa peau et elle parcourait le chemin de la vie comme un automate déjanté gesticulant dans la foule des anonymes.

Ce n’est plus le temps de l’enfance

Tout est devenu lourd et opaque à porter

Espadrilles, sandales, ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.
Elles sont devenues maintenant minuscules ces chaussures dans lesquelles elles voudraient à nouveau gambader, parcourir les sentiers pour retrouver tous ses amis perdus, tous ces gens partis, dit-on, dans un paradis auquel elle ne croit plus. Elles n’existent même plus, juste peut-être dans des souvenirs émus ou sur des photos de vacances jaunies qui racontent tant de moments de bonheur envolé.

J’ai une requête, simple et pourtant irréelle. J’aimerais retrouver mes espadrilles, mes sandales, mes ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.

J’aimerais être vêtue de rêves et de couleurs pour que, où que j’aille, les chemins pris se transforment en cascades de joyaux infinis et chatoyants.
J’aimerais que mon prince me saisisse délicatement dans ses bras pour me transporter au-dessus de la couche des nuages sombres afin de me montrer que le monde est encore lumineux.
J’aimerais sauter dans les flaques et rire aux éclats et que les gouttelettes d’eau roulent et fassent disparaître toutes les poussières accumulées sur ces visages d’enfants.
J’aimerais avoir assez de crayons de couleur pour dessiner toutes les personnes chéries et les mettre côte à côte près de moi afin de les avoir toujours dans mon cœur.
J’aimerais colorier les bulles des songes des gens que j’aime pour leur dire, aimons-nous, rions, avant qu’il ne soit trop tard.
J’aimerais que mes pieds, chaussés d’étincelles de vie délirante, transfigurent mes pas, malaxent la tourbe triste de nos existences et la transforme en poussière d’étoile et d’arc-en-ciel déposée délicatement dans les tréfonds de mon cœur.

J’aimerais simplement

Revenir sur mes pas



P.S. La photo est l'oeuvre de ma chère Cergie. Elle m'a inspirée ce texte que je vous offre aujourd'hui. Je remercie Cergie pour tout ce qu'elle m'apporte au fil des jours et pour cette première collaboration, qui je l'espère, sera suivie de beaucoup d'autres.

© Delphinium Novembre 2007

52 commentaires:

hpy a dit…

Un texte qui trace le chemin de l'enfance vers l'age adulte, le moment le plus difficile d'une vie, peut-être plus difficile encore que la vieillesse qui nous ramène de nouveau vers l'enfance. Là, nous aurons la chance de revenir sur nos pas, d'aller vers l'insouciance, le rêve et les souvenirs de notre enfance.

Olivier a dit…

pas d'accord avec HPY, si la vieillesse nous ramène vers l'enfance,souvent ce n'est pas voulu, et on vit malheureusement enfermer dans ces souvenirs sans contact avec l'extérieur.
Un beau texte, plein de nostalgie. J'aimerai bien récupérer mon Pétassou.
Bon Week-end

Chamamy a dit…

Vous vous me faire pleurer toutes les deux?
Mais non,je goûte cette tendresse qui irrigue ce très beau texte et l'émouvante photo de Cergie.
Je vous embrasse toutes deux :))

Cergie a dit…

Merci Delphinium d'avoir accepté d'écrire sur cette photo. De m'avoir oh combien si bien devinée !
Je suis heureuse de cette "collaboration" qui fut très harmonieuse ! (Ahahah !) J'espère qu'il y en aura d'autres. Cela fait du bien de pouvoir mettre ainsi en évidence combien même en étant si loin physiquement on peut être si proche par la pensée et réaliser des choses communes grace à internet.

Je reviendrai plus tard lorsque j'aurai plus de temps pour commenter sérieusement ton beau texte.

Peter a dit…

J’ai d’abord découvert ce texte chez cergie (je suis l’ordre alphabétique…). J’ai déjà lu certains de vos textes - pas toutes comme je suis arrivé trop tard sur votre blog. Pour moi, ceci est un des plus beaux textes que je n’ai jamais lu !!! Quel don vous avez, entre vos délires ! C’est plutôt un texte de delicium ! Je vais l’imprimer, le lire et le relire !!! Si j’étais éditeur…

Ceci étant dit, je pense que d’autres moments dans la vie que l’enfance peuvent aussi porter des grands bonheurs. Il y a des moments de la jeunesse, de la vie en général et à n’importe quel âge qui peuvent positivement marquer pour la vie. Il faut seulement peut-être changer des chaussures ? Bien sur, vers la fin, il y a la très grande vieillesse – peut-être plus difficile à accepter. Mais, nous ne sommes pas encore là (moi peut-être un peu plus) !

delphinium a dit…

A toutes celles et ceux qui passent ici, je leur souhaite un très beau premier WE de novembre. Bises à toutes et tous!

Fabrice a dit…

Je t'offre tous les crayons de couleur que tu désires ma chère Delphe afin que tu nous dessines avec autant de tendresse tes rêves que tes écrits.
Quelle adorable dame tu es ma chère Delphe!
Affectueux bisous délicieuse enfant.
Excellent week end

Adré a dit…

Beau récit un peu mélancolique, il ne faut regretter le temps passé, le présent et le futur est pleins de belles surprises et de belles hitoires !!!!
Bises
Bonne journée
Adré

Imparfait présent a dit…

J'ai le droit de dire "pfiou!" cette fois ou bien?

esperance a dit…

tres beau texte tres emouvant
beaucoup de travail m ont
empêchee de lire votre blog

je vous embrasse bon week end
esperance

Cergie a dit…

Et bien voilà, le repas dominical est terminé. Quand je pense que j’aurai un jour peut être la nostalgie de préparer de la palette à la diable aux échalotes cuite avec du vin blanc (du sylvaner) et des pommes de terre (variété charlottes). Tout ça parce que mon petit petit garçon est à la maison et qu’il en réclame depuis qu’il est rentré chez nous.
Et bien ce matin, j’ai surtout beaucoup pesté parce que la lumière était belle à un moment où j’avais guère le temps et j’ai fait une photo par-dessus la jambe qui aurait pu être magnifique si par erreur que je n’ai pas comprise elle n’était pas trop petite, et de plus pas tout à fait cadrée comme je voudrais. Bof ! J’essaierai de la recommencer demain à l’heure du déjeuner, l’heure où la lumière est belle.

Pour dire que la nostalgie de ces instants on l’a surtout après qud ils se st enfuis….

Cergie a dit…

Un procédé dt tu es coutumière (cl "le chemin de la libération") est de personnaliser le narrateur à la fin. TOI, tu voudrais revenir sur tes pas alors que tu parles à la 3ème personne au départ.
Le petit leitmotiv ("Espadrilles, sandales, ballerines. Des rouges, des bleues, des blanches") est placé soit en exergue, soit est rattaché à la fin du paragraphe soit au début. Tu es bien trop finaude pour que cela ne soit pas voulu.
J’en saisis les nuances mais n’ai pas trop envie de m’étendre. Sortir une partie de texte, terminer par, ou démarrer par cela ne fait pas tout à fait pareil.

Cette nostalgie, cette volonté de repartir à une période insouciante est curieuse. Cette JEUNE femme est à un moment merveilleux de sa vie. Un moment où moi-même n’avais aucune nostalgie de mon enfance. Où j’étais heureuse de l’indépendance acquise, en pouvant toute fois aisément retrouver les acteurs de mon enfance (père et mère) toujours là.
J'ai pensé que l’enfance (et ses symboles, comme des "doudous") serait ici un refuge, par suite d’une grande peine ressentie ds les premiers pas d’adulte. Sans doute une déception amoureuse.

elgreco a dit…

enfants ns sommes
Enfants ns restons

Quitter son enfance c'est un peu se tuer...

depuis des siecles déjà, des lustres meme, j'ai décidé de "rester enfant"

Caramba!!!

delphinium a dit…

Tout d'abord merci à vous tous pour vos commentaires... un texte pas facile à lire et pas facile à écrire...

>hpy: vous étiez la première vendredi à poster un commentaire ici, même avant Olivier, alors je vous décerne une médaille honorifique. :-) La vie est faite de multiples paliers, et ce n'est pas facile de franchir tous ces paliers. Je ne me réjouis pas de ma vieillesse si elle me fait retourner dans mon enfance, parce qu'effectivement, comme le dit Olivier, je ne l'aurai pas choisi et peut-être que je serai un poids pour les gens qui seront proches de moi...Ne pensons pas à cela... c'est trop triste je crois.

>olivier: Pétassou? c'est un doudou? ;-) Mais que faites-vous donc d'Amédée? Il va être jaloux... Merci de votre passage ici, mais hpy est arrivée avant vous. Vous avez donc perdu la bataille en ce premier vendredi du mois.

>chamamy: pas de larmes... ou je vous donne un mouchoir pour vous essuyer. Et arrêtez de renifler. ;-) Merci d'avoir utilisé le mot "tendresse" dans votre commentaire. C'est bien ce que je voulais faire ressortir en parlant du passé. Merci dame du Sud...

>peter: on n'arrive jamais trop tard sur un blog, vous avez tout le loisir de revenir sur les textes que j'ai écrits auparavant... :-))Allez, au boulot Peter! Je suis d'accord avec vous, il y a toujours des moments dans la vie qu'il faut savoir apprécier. Et chaque âge comporte des joies et des peines. A nous de savoir trier les malheurs des bonheurs, néanmoins ce n'est pas toujours facile. Merci de votre passage ici mais ne dites pas que c'est un des plus beaux textes que vous ayez jamais lus, cela me fait rougir. Je vous embrasse.

>fabrice: merci de reprendre ce passage sur les crayons de couleurs, je crois que c'est un des passage que je préfère dans le texte. Comme dans tous les textes que j'écris, il y a des passages que j'aime et d'autres que j'aime moins. Il est vrai que je suis "fière" du passage avec les crayons car je me dis que finalement c'est toujours nous qui dessinons notre vie. Et comme celui de Peter, votre commentaire me fait rougir...
Merci donc et affectueuses pensées et que la semaine qui arrive vous soit douce.

>adré: parfois on regrette quand même le passé, quand le présent n'est pas à la hauteur de nos espérances. La vie est parfois faite de regrets, il faut savoir les accepter mais avancer tout de même, tout un programme et pas toujours facile à accomplir... Merci de votre passage et bonne semaine!

>imparfait présent: je ne sais pas ce que veut dire le "pfiou"? exclamation de déception, de joie, de tristesse?... dites-en plus, svp. Autrement je ne vous parle plus. ;-) A bientôt cher imparfait, mon lecteur de la première heure.

>esperance: j'espère que le travail vous laisse quand même quelques plages de liberté. Merci de votre passage ici et je vous souhaite le meilleur pour les jours à venir.

>cergie: une photo par-dessus la jambe? c'est de la gymnastique. :-)
Quant à mes procédés d'écriture, vous êtes très attentive. Il est vrai que je passe facilement de la 3ème personne à la première, peut-être une manière de brouiller un peu les pistes, même si les lecteurs et lectrices attentifs ne sont pas dupes du tout.
Je crois que j'ai toujours été quelqu'un de nostalgique, mais au fur et à mesure que j'avance, j'ai l'impression que cela ne s'arrange pas. Peut-être parce que je ne suis pas à la bonne place, au bon moment... Quant à la grande peine (quelle qu'elle soit...) sans doute a-t-elle été tellement grande que je n'ai pas su la gérer...

>el greco: merci de ton passage cher ami, j'ai délaissé un peu ton blog ces temps-ci, je vais y revenir. Rester enfant dans son âme, c'est une belle décision, mais être adulte a aussi du bon... Pouvoir prendre certaines décisions en connaissance de cause est certainement plus facile lorsqu'on est adulte que lorsqu'on est enfant. Merci de ton passage. Caramba! ;-)

A tous: la nostalgie est quelque chose qui me prend souvent aux tripes, mais je continue à avancer tant bien que mal, avec les joies et les peines de tous les jours. Etre adulte apporte des joies, mais parfois quand les peines sont trop lourdes à porter, on aimerait tous je crois, au plus profond de nous-même, ressentir cette tendresse de l'enfance, cette insouciance, ce sentiment que le monde était infini mais toujours à notre portée. Merci à toutes et tous et bonne semaine.

Peter a dit…

Merci pour ces commentaires à nos commentaires! J'ai l'impression que les commentaires son restés bp plus "sobres" que sur le post précédent... (pour le moment?)!

lyliane a dit…

Quel talent, pouvoir écrire de tels textes, celui ci raconte tout ce que j'ai envie aussi en ce moment, mais hélas on ne refait jamais le chemin à l'envers. Pourquoi le temps passe si vite et que l'on se fait des fois bien du soucis pour des pécadilles!!
Merci de me faire profiter de si bons textes et des commentaires à travers lesquels j'ai rencontré de nouveaux amis, même virtuels.Bonne semaine

LadyM a dit…

c est bellement ecrit. l enfant interieur est un allie precieux dans notre vie d adulte. le reconforter, le proteger et lui permettre de realiser ses reves devient une joie de tous les instants qui haromise l etre dans son unite. belles retrouvailles, alors. belle semaine. tendres bises.

soulef a dit…

Delphinium , je dirais simplement que vous êtes toujours habillée et habitée de jolis mots reconfortants , je lis votre texte et je me revois le jour où ma mère m'a confectionnée une jolie robe rose fleurie mais ce qui est des sandales je n'ai pas de souvenirs j'étais l'ainée de mes fréres et soeurs , je courais tout le temps pour m'en occuper , jusqu'à oublier mes pauvres pieds ...
J'y vais de ce pas acheter d'autres baskets aux garçons , c'est ce qu'ils aiment , même déchirés , ils ne s'en débarassent même pas ...et pour moi , des chaussures à talons et confortables si c'est possible car je cours encore...
Trés bonne semaine Delphinium ,je vous embrasse fort ainsi que Cergie pour ses trouvailles et ces retrouvailles !...

Imparfait présent a dit…

Pfiou! c'est énorme, c'est touchant, c'est beau, c'est bien écrit.
Je suis admiratif. Parce que moi, quand je regarde des sandales violettes en plastique, je n'ai pas tous ces mots qui viennent...

bruno a dit…

.. Oh là là !
Si j’avais su, je t’aurais démonté tes rétros avant de partir.
Avec des Crocs, on attrape des crevettes, pas des princes.
Je te poste une paire de boots en vair (semelle cuir et tige en croco, quand même) ..
Et vite fait, parce que c’est pas non plus en charentaises que tu feras un malheur ..
Bises, Cendrillon
P.S. : Le texte est magnifique.

Coriolis a dit…

Coucou Delphinium...
Que d'émotion et de nostalgie dans ce texte... quel beau voyage à travers le temps... un régal !
A bientôt !!!
:o)

elgreco a dit…

ne te voyant plus dans mon giron voyageur, je viens déposer un doux baiser sur ton joili... Blog

delicium a dit…

>peter: sans doute les commentaires sont plus sobres, peut-être parce que je n'ai pas beaucoup de temps et d'énergie, mais ça ne veut pas dire que je ne vous oublie pas... Merci de votre re-passage. Bises et bonne journée

>lyliane: Non hélas, si on pouvait refaire le voyage en arrière, ce serait quand même pas mal certains jours, surtout les jours où rien ne va... Mais il faut aussi veiller à ne pas tomber dans les regrets tout le temps. Merci de votre passage Lyliane et regardons vers le futur! ;-) Bonne journée

>ladym: choyer son enfant intérieur, j'aime bien cette idée. J'espère que tout se passe bien au Québec pour vous et à bientôt. Bonne semaine...

>soulef: ma mère me confectionnait aussi des habits, je me souviens d'une petite robe rouge dont elle parle toujours maintenant et dont elle était très fière au moment de sa confection. Elle m'avait aussi confectionné un très beau manteau rouge lorsque j'étais adolescente, je crois que c'est le dernier vêtement qu'elle m'a fait. Elle tricote également. Et ces dernières années, elle s'est mise au patchwork. Mais alors moi, tout ce qui est travaux d'aiguille, j'ai bien de la peine parce que je déteste cela et que je n'ai pas du tout de patience. Bonne semaine chère soulef et merci de votre passage ici.

>imparfait présent: ahhh, un commentaire plus compréhensible, quelle joie! Je ne sais pas si c'est le violet qui m'a le plus inspirée ou alors le plastique. Mais je suis contente que le résultat vous plaise. ;-) A bientôt et bonne semaine

>bruno: tu vas laisser mes rétros tranquilles ou je viens te botter les fesses avec mes grosses chaussures de montagnes, et là tu verras qui c'est qui fera le plus le malin. Quant aux crocs, je les garde toujours sur moi, on ne sait jamais si je dois mordre quelqu'un. D'ailleurs sors ton armure. :-)

>coriolis: merci de ton passage. Le voyage dans le temps est un peu nostalgique comme beaucoup l'ont fait remarquer ici, mais quand la nostalgie est douce, pourquoi s'en priver? A bientôt et merci

>el greco: manque de temps, , stress, je suis inexcusable, je vais remédier à cela, caramba! et merci pour la bise. Je t'en renvoie une par écran interposé.

Peter a dit…

... moi, quand est-ce que j'aurai droit au tutoiement? Un jour peut-être? Un jour de fierté!

delicium a dit…

>peter: salut comment vas-tu? comment fais-tu tes tartines le matin? beurre, confiture? est-ce que tu aimes le fromage suisse? et le chocolat? ;-)

Nathalie a dit…

J'arrive de chez Cergie où je viens de découvrir ce texte bouleversant, je suis éblouie.

Chez moi ces sabots en plastique n'auraient jamais suscité de si beau récit. Bravo bravo bravo. Quel talent, quelle émotion aussi.

Peter a dit…

Merci delicium! C'était délicieux de voir TON commentaire! Le matin, un petit muffin chauffé avec buerre et confiture (de Cergie de préférence)! Le fromage suisse plus tard! ... et le chocolat suisse - tout le temps!

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

bonjour delphinium
tu es unique!!!!!!!!!
qui saurai en regardant ses pieds "pondre" un tel texte?
pas moi toujours
bises
patrick

delphinium a dit…

>nathalie: peut-être que les sabots n'auraient pas suscité un tel récit chez vous, mais vous arrivez à saisir une mouette en trois dimensions, moi ça je ne sais pas faire. :-) Et puis vous trouvez des poires dans le ciel et plein de reflets dans les eaux. :-)

>peter: ah ben voilà peter, je vois que le matin, tu prends bien soin de toi. Personnellement je n'ai pas trop le temps, je cours le matin, je me lève, parfois j'ingurgite des vitamines concentrées dans du jus de chaussette et parfois je dilue de la poudre de Perlinpimpin dans du lait de ma vache. Et hop ensuite départ pour aller attraper le bus. :)

>patrick: c'était des pieds violets, c'est là toute la différence. :-) Merci de ton passage et bises!


message à toutes et tous: VOUS N'AURIEZ PAS VU PASSER REFLEX? ;-)

alice a dit…

Non, je n'ai pas vu passer Reflex, désolée, par contre je vois le temps passer mais sans trouver autant de talent pour l'écrire...Il faudrait peut-être que je taille mes crayons de couleur, un peu usés, va savoir pourquoi.

Reflex a dit…

Mais... que dire après un tel texte? Simplement éblouissant, d'une grande profondeur et délicatesse. Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'on peut garder les couleurs en soi, sans y revenir, sans les rechercher. Je vous félicite et vous embrasse chère Delphinium.

Reflex a dit…

Oh, désolé pour cette *nouvelle* absence... plein de trucs, un voyage prochainement, peut-être...

Je vous embrasse, encore.

delicium a dit…

>alice: on s'est croisé hier soir à quelques minutes près, je venais de déposer un message sur les bols sur votre blog quand je suis revenue ici et que j'ai vu le vôtre. Les grands esprits se rejoignent. :-)Vos crayons de couleur sont un peu usés parce que vous savez colorier les différentes pages de la vie, et ceci en prenant de belles photos. C'est aussi simple que cela. A bientôt

>reflex: ahhh, je lance un avis de recherche et quelques heures après, vous êtes là. C'est-y pas merveilleux? Comme toujours ton commentaire est très juste et aussi "délicat" que mon texte. Il est très juste de dire que les couleurs sont en nous... très joli comme idée.
Si je comprends bien, je lance un avis de recherche, vous réapparaissez pour mieux disparaître à nouveau? ...
En lisant ça, je dois avoir à peu près la même tête que le chien de votre photo.
Je vous embrasse...quand même. ;-)

lyliane a dit…

Michel mon compagnon est parti ce matin faire des essais dans les Alpes, il espère y avoir de la neige, car lui aussi adore le froid et la montagne.Bon courage pour retrouver la pêche et oublier tes tracas.Je t'embrasse.

delphinium a dit…

>lyliane: on nous annonce effectivement de la neige mais je ne serai pas en montagne pour la voir... snif. Pour retrouver la pêche (et les pêcheurs) je crois que je vais m'adresser à Nicolas Sarkosy, il a l'air de s'y connaître. :-) Bises!

hpy a dit…

A quand le prochain post?

delphinium a dit…

>peut-être ce soir ou demain soir, pas le temps aujourd'hui, pas d'inspiration, pas le moral, rien quoi...
et demain toute la journée chez les suisses allemands...

hpy a dit…

Jawohl!

delirium a dit…

>hpy: ja sicher!

Malaïka a dit…

Bonjour Delphinium,
Votre première collaboration avec Cergie a produit un beau texte nostalgique. J'ai beaucoup aimé voyager dans vos mots. Revenir vers l'enfance, au temps de l'innocence quelquefois ce désir effleure ma pensée.
Merci pour vos visites pleines de délicatesse.
Je vous embrasse

delphinium a dit…

>malaïka: merci de votre passage. J'espère que le voyage fut bon et surtout que vous aviez de bonnes chaussures pour marcher à travers mes mots. :-) je vous embrasse

objectif-P a dit…

on peut dire que tu sais bien écrire, toi!

Cergie a dit…

La semaine a été longue et elle a passé si vite en même temps. Une semaine que les petits souliers de plastoc violet font des petits pas sur ton blog et le mien. Et tu es passée me voir depuis régulièremnt malgré ta grande fatigue. Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Cette semaine, et ce soir particulièrement tu avais des semelles de plomb.
Tu as mis au monde ce texte tu nous l’as présenté. Nous attendrons que tu en soies prête pour un nouveau. Pour cela il faut laisser tes mots mûrir. Garde les pour toi quelques temps. Jusqu’à ce qu’ils rejaillissent comme une source fraîche à laquelle nous viendrons nous abreuver
Passe un bon week-end. Repose toi. Ne te mets pas de pression.
(Sinon une bonne petite mousse ?!).
Je t’embrasse bien affectueusement.

Cergie a dit…

Ainsi, la photo de la station La Motte-Piquet ne t'inspirerait pas ?
Dommage...
De si beaux câbles en cuivre recouverts de plastoc.

delphinium a dit…

>objectif-p: si vous le dites, :-)

>cergie: non pas terrible cette semaine, je me suis traînée avec des grosses chaussures pleines de soucis. Mais le prochain texte est presque prêt. Merci de ton passage chère cergie. Je vois que tu décodes bien les commentaires que j'ai pu mettre cette semaine de-ci, de-là. Moi aussi je t'embrasse très très fort

Imparfait présent a dit…

Oui c'est vrai j'ai été lecteur de la première heure, mais vous avez bien creusé votre sillon et votre chemin depuis.

Fabrice a dit…

Bonjour Delphe,

Un bref passage pour te souhaiter une agréable semaine pleine de bonnes choses.
Afectueux et tendres bisous.

Delphinium a dit…

>imparfait: j'avais de bons boeufs pour creuser le sillon. :-)

>fabrice: merci fabrice de ton passage, je te renvoie la pareille. Que ta semaine soit belle! bisous

Inès a dit…

De passage, je découvre un univers qui me touche et une réflexion qui me tient à coeur.
Bien à toi.

delphinium a dit…

>inès: bienvenue ici, faites comme chez vous, et bonne lecture. J'espère vous revoir parmi mes commentateurs. A bientôt

Corinne a dit…

Ce texte est magnifique...

L'émotion nous saisit on vibre, on se voit enfant a sauter dans les flaques, a courir après les bulles qui s'envolent...

On enfile là tour à tour toutes les paires de chaussures devenues maintenant trop petites, de nos rêves que l'on a laissé dans un coin...

Je découvre avec bonheur ce petit coin de paradis. Je reviendrai.

Delphinium a dit…

>corinne: bienvenue dans mon espace montagneux. Je suis heureuse de vous voir ici et heureuse de voir que mon texte vous parle. Revenez quand vous le désirez, vous serez toujours la bienvenue.