S’enfoncer dans les ombres
Elle naît de partout, sans limites. Elle meurt aussi, sans cesse, toujours, sans fin. Elle rit et ses yeux pleurent, elle pleure et ses yeux rient. Tout est contradiction et c’est lourd à porter, son souffle s’accélère. Elle plonge, elle débarque, et elle embarque. Ta barque n’est plus à quai, tu as quitté son port, tu l’as laissée se noyer. Et les monstres du fond la rejettent, la soutiennent et l’emportent. Elle vaincra et tu le sais, tu resteras avec tes pourquoi au bord, sur son rivage, mais elle sera partie pour toujours. Il te restera tes larmes pour pleurer, tu les jetteras dans ce lac, dans ton lac intérieur qui un jour débordera. Mais elle, elle ne sera plus dans le creux de tes vagues. Il faudra que tu relèves ta tête et que tu regardes là-haut.
Elle aura rejoint enfin ses cimes, au-delà des neiges éternelles et ceux qui l’ont aimée la retrouveront. Peut-être toi, peut-être toi, ou peut-être seras-tu aveuglé par toute la lumière que tu lui avais maladroitement refusée. Ceux qui l’ont vraiment aimée comprendront pourquoi elle a entrepris cette lutte finale. Il n’y avait plus d’espoir ici-bas et elle a préféré faire comme les grands alpinistes, toucher la pierre, caresser la glace, grimper jusqu’à en perdre son souffle. S’asphyxier, simplement, laisser toute cette neige emplir ses poumons et vaincre enfin la peur du vide, pour une fois, pour toujours. Là-haut, dans cette ascension, sa dernière, celle qui la conduira au-delà de tes pourquoi. Elle n’avait pas le cœur comme de la pierre, comme de la glace, au contraire, il était plein de doux flocons, mais tu n’as rien vu. Elle aurait jeté tous ses flocons sur la terre entière pour le bonheur des enfants, pour le bonheur des grands. Et puis tu as lancé ton avalanche, elle a trébuché, elle a glissé, elle a sombré. Elle a débarqué, elle a embarqué, encore et encore, se relevant, et replongeant dans les eaux sombres de ce lac. Mais elle est arrivée enfin de l’autre côté, ivre, trempée mais enfin apaisée. Une fille de la montagne, elle doit s’élever et ne plus plonger. Elle doit mourir pour renaître là-haut, dans le froid et dans la glace mais c’est là qu’elle est née. Et elle y retourne, légère et gracile, comme un tendre flocon qui viendra vous caresser.
Doucement sans ambages
54 commentaires:
oh un copain pour Amedée. tres bon choix de profil. Comme cela, on te reconnaitra plus facilement dans une foule ;o)
>à toutes et tous:
Pas de panique à bord. Vous ne pouvez pas juger une personne sur un seul écrit. Il y a des moments dans la vie où les choses ne se passent peut-être pas toujours comme on le voudrait. Il y a le feuilleton avec Monsieur X qui vous fait rire, il y a d'autres sensations aussi que je dois exprimer, avec tous les subterfuges dont peut user un "écrivain". Alex disait hier dans son commentaire qui m'a beaucoup touchée:
"Tu sais être drôle, grave, mélancolique, légère et bien d'autres choses encore et pour tout cela, je te remercie..."
Voilà un post un peu plus grave, très mélancolique. Ceux qui me connaissent dans la vraie vie savent qui je suis, ceux qui ne me connaissent que dans ce blog doivent se dire que Delphinium est complexe, sauvage, rude, peut-être aussi un peu fragile parfois, mais au fond dure comme un roc.
Je vous embrasse...
Ah oui, encore une chose, je travaille souvent de cette façon, je prends une photo et ensuite je mets un texte dessus. Et c'est ce que j'ai fait là. Tous mes écrits (mis à part ceux de "un jour ordinaire où là j'écris et ensuite je prends des photos débiles) sont faits de cette façon. Une photo et ensuite un texte qui se colle dessus. Et cette photo, vous l'avouerez, n'est pas très "marrante". Voilà, vous savez presque tout sur presque rien.
Je te remercie Delphinium, d’avoir mis ces commentaires supplémentaires ! Je crois te connaître un peu, ton coté rigolard, ton coté mélancolique, ta sensibilité… et je connais surtout ton talent pour l’écriture ! Ton texte m’a quand’ même inquiété ! … malgré la fin relativement optimiste !
Maintenant je peux me contenter d’exprimer mon admiration devant ce texte admirable sans me faire exagérément des soucis ! Merci !!!
Je t’embrasse encore et te souhaite un bon week-end, aussi paisible et agréable que possible !! (Je reviens te "voir" de temps en temps!)
>peter: oui un texte inquiétant, je ne le nie pas, un trop plein d'émotions à exprimer, parfois cela me prend là tout au fond, dans la gorge, dans le ventre, comme un monstre qui ronge. Il faut le faire sortir autrement il va faire encore des ravages. Merci de ton passage cher ami, il n'est jamais facile de laisser des commentaires sur des textes "coup de poing". Mais tu l'as fait et pour cela je t'envoie mes meilleures pensées. Bon WE à toi aussi.
J'ai un peu de peine à t'imaginer dure comme le roc mais comme tu le dis, je ne connais de toi que quelques mots, quelques images, quelques impressions...De toute façon, même (surtout?) les plus sensibles d'entre nous gagnent à se protéger des inévitables coups de pioche, jets de pierre et autres amabilités en se fabriquant une enveloppe plus ou moins matelassée, ce monde n'est pas celui des Bisounours, loin s'en faut. Des bises.
Comme Peter, j'ai eu très peur en lisant ce texte. Peur pour vous, chère Delphinium. Merci de cette mise au point qui m'a un peu rassérénée.
Comme Peter encore je dirais que grâce à vos talents d'écrivaine je me fais mener ici par le bout du nez. Vos écrits d'une grande diversité m'emmènent tantot sur le chemin de l'humour noir, de la critique grinçante de la société, tantôt dans l'émerveillement des montagnes ou pliant sous le poids d'émotions trop lourdes à porter. Et moi à chaque fois je marche ! Vous m'entraînez, je vous suis en direct, je réagis sans recul, à brûle-pourpoint.
C'est le talent, ça, de nous entraîner avec cette intensité.
Merci !
Bon week-end à vous.
bonjourBonjour delphinium
Moi aussi comme certains je vois, j’étais, et je reste inquiet de ce texte
C’est pour toi ou pour un autre ?
J’ose le mot, vivant ou cher disparu(e) ?
Humeur du nomment ou humeur a venir ?
Le fin rassure t’elle tant que cela
J’espère que seul ton talent d’écrivain t’a guidée
Patrick
delphinium
>alice: disons que je suis fière comme le roc, pour être plus précise. Mais comme vous le dites, les plus sensibles souffrent plus que les autres, il faut savoir se construire une carapace dans certaines situations et savoir l'enlever dans d'autres pour ne pas avoir peur de montrer sa fragilité ou ses sentiments. Les bisounours vivent dans un monde merveilleux, ils ont bien de la chance. Plein de bises pour vous.
>nathalie: Je comprends que l'on puisse avoir peur en lisant, je ne le comprends que trop bien, d'ailleurs quand j'ai posté, j'ai tout de suite pensé que cela allait faire encore du grabuge par ici. Mais finalement comme vous le dites si bien et cela m'a touchée, j'arrive à utiliser plusieurs tons dans ce que je veux dire et écrire. Mais vous savez, un écrivain met toujours de lui dans ses écrits, l'autobiographie n'est jamais loin, en tous les cas moi je fonctionne ainsi. Alors on use de phrases, de mots pour enjoliver les choses, pour les faire paraître peut-être moins crues ou alors plus crues, c'est selon son humeur. Je suis ainsi, j'arrive à rire de moi, j'arrive à faire le clown, à me moquer de Monsieur X, mais il y a un vécu derrière. Peut-être que c'est cela ma force, arriver à dépasser plein de choses pour en arriver où j'en suis arrivée. Compliqué tout cela n'est-ce pas?
>patrick: ah toi tu me demandes carrément si c'est de moi dont je parle ou de quelqu'un d'autre. J'aurai pu dire "je" j'ai décidé d'utiliser le "elle". Procédé d'écriture qui brouille les pistes, qui rend le texte plus impersonnel. Humeur du moment ou humeur à venir? Pour répondre à ta question, j'ai écrit ce texte en 15 mn peut-être, il fallait que j'accouche de ces mots qui arrivaient, que je devais évacuer. Donc c'était dans l'humeur du moment. Je ne peux pas t'en dire plus... toi aussi tu écris et tu écris quelque chose de clairement autobiographique, moi je brouille les pistes. Je t'embrasse
Ton post me fiche le cafard. Je préfère ton côté rigolard. mais j'avoue que dans tes textes sombres
ta plume est légère si je puis dire. J'ai le sentiment que tes mots glissent sur l'écran de ton ordi facilement, aisément, soit pour nous compter les avantures de Mr X soit pour nous faire part de ton état d'esprit. je suis comme beaucoup d'entre nous, des fois tu me fais peur ....
Cela fait trois, quatre fois, que je viens,je lis puis je repars...
Comme si je devais m'aproprier vos mots..le digerer ce texte avant de pouvoir en parler.
Ce qui m'a frappée c'est tout d'abord la photo. Tout m'a donnee l'impression d'etre coupé, tronqué..
les rochers,les 2 poteaux,puis la jetée et enfin et surtout les montagnes,qui d'habitude , ont leurs cimes enneigées qui se dessinent parfaitement et tranchent contre un ciel tout bleu.La on ne distingue rien,la neige est dans les nuages..les nuages sont dans la neige..
Une photo qui inspire,l'oeil ne voit qu'une partie,l'imagination fait le reste.
Pour ce qui est du texte..
Un jour,j'ai trouvé dans la chambre de ma Delphine (qui aime ecrire elle aussi) un texte qui en le lisant m'a fait beaucoup de mal,j'ai paniqué,pleuré,ne sachant que faire.. puis le soir elle est rentree du lycée m'a fait un baiser sur la joue et avec le sourire et le coeur gai m'a racontée sa journée..
Ce jour la ,j'ai realisé qu'elle utilisait l'ecriture pour "Vider" son coeur et sa tete du trop plein d'emotions,et surtout que c'etait une chance qu'elle puisse le faire..
Je pense que c'est peut etre ce que vous faites aussi,et nous avons de la chance de pouvoir vous lire car l'emotion vous fait ecrire de tres beaux textes
Voila ,desolée,d'avoir monopolisé les commentaires.
Je vous souhaite un bonWE.
Je vous embrasse.
quel talent, quel plaisir de vous lire , c est vrai au début j ai eu un peu peur en vous lisant, mais j ai compris que c etait un moyen d exprimer un trop plein,
je m excuse de n avoir pas pu passer depuis longtemps j ai pris quelques vacances, et je viens de rentrer de tunisie
je vous embrasse un tres bon week end je pense à vous
>claude: ce n'est pas le but de vous mettre le cafard. Ecoutez donc du Tokio Hotel et ça ira mieux. ;-) J'espère que je ne vous fais pas trop peur, autrement vous ne viendrez plus me rendre visite. Je vous embrasse
>marie-noyale: mais non, vous ne monopolisez pas les commentaires, je vous rassure, il y a de la place pour tout le monde! Vous avez fait une belle description de la photo et je vous en remercie parce que c'est de la photo que tout est parti. Cette photo me parle beaucoup, je l'avais prise un jour où le mauvais temps menaçait, d'ailleurs le lendemain un vent violent et des trombes d'eau se sont abattues sur la région. Et vus avez raison, le ciel était blanc et les cimes des montagnes ne se détachaient pas très bien, comme si le ciel et elles ne faisaient qu'un. Pour ce qui est du texte, il est vrai que l'écriture peut être un déversoir, un exutoire, je l'utilise en tant que telle. Mais les mots sont toujours liés à des émotions qu'il faut gérer. Je suis quelqu'un d'extrêmement sensible, et je dois gérer tous les jours cette sensibilité qui me joue parfois de vilains tours, mais c'est ainsi. Je pense que votre Delphine fait pareil que moi, ou moi pareil qu'elle. J'ai écrit ce texte, je l'ai mis sur le blog et je suis ensuite allée voir une amie, je ne dirai pas comme si de rien n'était, mais l'impression que les choses avaient été dites et qu'il fallait passer à autre chose. C'est ainsi. Merci de votre beau commentaire et de votre passage toujours apprécié ici. Je vous envoie mes meilleures pensées et j'espère qu'elles arriveront sans encombre de l'autre côté de l'Atlantique.
>esperance: j'espère que les vacances vous ont permis de vous reposer un peu. Merci de votre passage ici. Bises et bon retour dans la vieille Europe.
Delphinium juste une petite visite pour vous accompagner en ce dimanche.
Concernant l'acte d'écriture, non ce n'est pas compliqué, c'est limpide comme tout. Bien sûr que tous nos écrits sont d'une manière autobiographiques, même avec le recul littéraire. On vous sait vulnérable, c'est pourquoi on s'inquiète forcément quand les écrits deviennent très sombres.
J'espère que ce weekend à la montagne vous inspire, vous régénère, vous donne les forces qu'on tire de la nature, c'est quelque chose de très fort pour moi et manifestement aussi pour vous.
Et j'avais oublié, contrairement à Marie-Noyale, de dire tout le bien que je pense de cette photo ! Heureusement qu'elle est là.
>nathalie: je ne suis malheureusement pas à la montagne. Pas aujourd'hui...peut-être que c'est cela qui me manque. Cette force de la nature sur laquelle je pose les yeux lorsque j'arrive au lieu de toutes mes racines, cette montagne, immuable, belle et sévère à la fois, qui me dit que demain sera un autre jour. Aujourd'hui, il n'y a que pluie et froid. Un printemps pluvieux, avril qui pleure, peut-être mai sera-t-il meilleur? Merci de votre nouveau passage.
écrire pour vider un trop-plein. C'est un peu comme faire du sport, alors?
J'aimerais bien prendre cette passerelle avec vous Delphinium , pas besoin de souffler mot , transportées toutes deux par des pensées aussi limpides malgré les remous car sincères , criardes et acceptées librement comme cette étendue de mer ...
Très bon dimanche Delphinium ,je vous embrasse bien fort.
je viens souvent, je lis mais je ne sais généralement pas quoi dire. Et cette fois j'ai même une boule d'angoisse dans la gorge...heureusement que je lis les commentaires qui viennent après..;
Bonsoir Delphinium, je suis rentrée. Cela a été plus dur que je n'aurais cru.
Je te remercie d'avoir été là pour moi. Merci d'avoir compris mon silence.
Tu vois, je crois que j'ai bien choisi le titre de mon message de jeudi : "Abandon"...
Une impression de désolation que je n'ai pas en lisant les commentaires sous ce message.
Je n'ai pas beaucoup de mots ce soir, ça va revenir.
Je t'embrasse petite soeur.
>gregory: C'est un peu pareil c'est vrai, après on est vidé mais on se sent un peu mieux. Voilà pourquoi l'écriture est une sorte d'exutoire. Bises
>soulef: charmante dame, un beau commentaire de votre part, empreint d'émotions et de compréhensions. Cela m'a fait du bien de vous lire. Je vous remercie et plein de bises pour vous.
>marie-marguerite: heureusement qu'il y a les commentaires, les apports des uns et des autres, la compréhension mutuelle, les encouragements, l'émotion. Et surtout beaucoup d'amitié. Merci de votre passage
>cergie: il y a des moments dans la vie où on se sent abandonnée par ceux que l'on aime. Il parte, on ne comprend pas pourquoi, il y a de la rage peut-être dans le coeur et plein de pourquoi. Et puis au fil des jours restent les bons souvenirs et une nouvelle lumière qui brille tout là-haut dans le ciel mais aussi dans notre coeur. Et l'incompréhension se mue en douce sérennité, l'espérance que les êtres chers qui ont souffert aient enfin trouvé la paix. Cette paix est là, cachée sous les nuages mais elle existe. Tu la retrouveras, elle reviendra. Et tu en sortiras toute auréolée. Je t'embrasse ma chère grande soeur et toutes mes pensées t'accompagnent.
Tu as de la chance de pouvoir t'exprimer par l'écriture, moi je ne sais pas, je garde tout pour moi, on me croit très forte, toujours d'humeur égale, mais il m'arrive de craquer et c'est ma santé qui en prend un coup.Dans ton texte j'ai cru y voir ce que pensait ma maman qui est retournée à h'hopital depuis jeudi et qui m'a avoué hier avoir peur, elle ne sait pas de quoi, mais je pense que c'est comme nous tous, de la fin qu'elle sent peut être proche et du néant.
Grâce à ton texte je vais lui parler beaucoup aujourd'hui et lui tenir la main. Je t'embrasse bien fort mon amie.
L'ursidé a un très joli poil brillant et fourni.
Utiliserait-t-il un shampoing au henné comme gel-douche ?
La paix est tombée avec la neige ce matin, j'espère qu'elel ne va pas partir avec le soleil qui luit à présent.
Bisou à toi et passe une bonne journée.
PS : je suis en pleine hypo-chocolaterie. Le magnésium parait-il c'est bon pour tout et particulièrement, pour le moral.
>lyliane: j'ai peut-être de la chance je ne sais pas mais une chose est sûre, je garde aussi plein de choses pour moi et le corps emmagasine plein de choses, qui ressortent sous forme de crampes d'estomac, de migraines, bref... l'écrite ne soigne pas mais apaise parfois. Je pense bien à vous et à votre maman, il y a des étapes dans la vie qu'il est difficile de franchir et c'est toujours bien d'avoir quelqu'un à côté qui soit là pour rassurer et pour tenir la main, c'est très important. Je vous envoie toute la force nécessaire pour le faire et je vous embrasse très fort.
>cergie: il s'apppele Bergson et il a un très beau poil effectivement. :-)
La paix ne repartira pas, je lui ai demandé de rester et elle m'écoute parfois quand je sais être très persuasive. Le chocolat, il faut en faire un usage modéré, comme toutes les bonnes choses, autrement on s'en lasse très vite. Je ne mange pas beaucoup de chocolat je dois dire, je devrais peut-être. :-)
Je suis heureux de voir que les commentaires prennent un ton un peu plus gai ici ! Tu te sens mieux ! Mon lama et moi sont très contents !
>peter: il est bien ton lama, il a une fine psychologie du comportement humain. :-)
La lutte finale m'a mis un coup de bourdon ce matin.
Heureusement que les commentaires et le lama qui mange du chocolat lui coupent les ailes
>bergson: j'aime bien mettre des coups de bourdon aux gens. :-) J'espère que vous allez vous en remettre quand même! Bises et bonne fin de lundi sous la neige
Dimanche pluvieux, dimanche heureux?
Si c'est comme les mariages, bonjour les dictons à l'emporte-pièce. D'accord pour dire que le mariage est un carnaval, d'ailleurs mon amoureux et moi sommes partis nous marier à l'étranger, j'étais bien contente d'échapper au tralala. Pas de robe blanche pour moi, je ne voyais pas en godiche endimanchée. Je ne l'ai jamais regretté.
.... rectificatif : je ne ME voyais pas en godiche endimanchée.
Delphinium en citations : "j'aime bien mettre des coups de bourdon aux gens". Sado-méchante, va !!!! Heureusement qu'on vous aime quand même !
Ce texte est magnifique. On peut y voir tellement de choses...
Tout le monde peut trouver un élément qui fait écho en lui.
Les lamas n'ont pas eu l'air d'être mécontents. As-tu vu les photos ?? Le lien se trouve dans le premier commentaire de mon post d'aujourd'hui !!
>nathalie: dimanche pluvieux, dimanche presque heureux... Si un jour je me marie, ce sera en hiver et après on ira tous manger une fondue! :-))
Sado-méchante moi??? oui j'avoue, tout à fait, c'est bien moi. Flûte, je suis découverte, c'est plus drôle. :-)
>alex: merci de ton passage et de tes compliments pour le texte. Non, je ne suis pas allée encore voir les lamas, je ferai cela ce soir quand j'aurai fini tout ce que j'ai encore à faire. Bises!
à donner des coup de bourdon sans retenu, tu devaifinir par être découverte !!
Avec la neige qu'il y a sur ta photo, je me damnde si X va pouvoir passer le col pour nous rejoindre. Surtout avec ses nouvelles chaussures et son costard
Faudrait pas gâché
La carapace dont nous nous couvrons est très dur, autant plus que ce que nous essayons de cacher en dessous ne l'est pas.
Il faudrait que nous arrivions à muer, à nous habiller d'une carapace plus légère, plus perméable, d'accepter la souffrance et la joie que ceci pourrait nous procurer.
Le texte est beau, comme d'habitude. J'ai l'impression qu'il parle de quelqu'un, quelqu'un que j'aurais pu connaître, et quelqu'un qui me manquerait aujourd'hui.
Je reviendrai plus tard, mais j'ai encore pas mal de choses à régler, et ces choses prennent aujourd'hui beaucoup trop de temps. Mais c'est ainsi, je dois m'élever et ne plus plonger.
>bergson: Monsieur X pourrait faire comme Hannibal, traverser les cols sur son éléphant. :-)
>hpy: je suis d'accord, il faut alléger les carapaces, déjà ce sera plus pratique et plus facile à porter. Si vous revenez plus tard, je serai encore là, je dors la tête sur mon blog et je réponds aux commentaires dès que j'entends un biiiippppp. :-) Elevez-vous et ne plongez pas!
:-) Je vous embrasse
Je passe, et je repasse (d'ailleurs, tout un tas de linge m'attend, mais il peut attendre) et j'admire.
>hpy: le tas de linge, il faut le donner à Moumoune. Elle n'a qu'à travailler
Bonjour Delphinium,
Et je m'arrête enfin, bien sûre je suis venue. Faudrait-il n'avoir jamais vécu pour ne pas ressentir chaque mot. Pour ne pas savoir et ne pas se retrouver sur ce chemin de cailloux qui abîme et fait mal.
Et le dire n'abolit pas sa difficulté, l'accepter et le suivre jusqu'au bout laissera plus sûrement le souvenir derrière lui.
Un soubresaut, un courant frissonnera encore quelquefois et puis le temps nivelle ce qui fut hier.
Je n’ai pas l’habitude d’interpréter, il y a de l’impudeur à entrer dans la réalité d’un écrit. Qu’importe les raisons, mais je suis très touchée par ce récit.
Bonne journée et à très bientôt.
>mathilde: j'ai trouvé votre commentaire très beau et très parlant. Interpréter les commentaires n'est pas facile non plus. Vous avez raison, le temps abolit quelque peu les souffrances, emprunter le chemin de la vie fait partie de la liberté de l'être humain, on peut souffrir pendant un temps, tomber et se relever, mais il y a un moment où la souffrance s'atténuera, où on verra quelques mains qui se tendront et surtout où on sera prêt à saisir ces mains pour continuer à avancer, tant bien que mal.
Merci de votre passage et à bientôt
Si vous (toi et hpy) ont besoin de quelqu'un pour repasser, je peux passer - et repasser! Service gratuit - un petit repas en compensation, éventuellement?
>peter: je déteste le repassage, c'est un fait, alors j'essaie d'acheter des habits qui ne nécessitent pas trop d'heures de repassage parce que cela me gonfle beaucoup. Je n'aime pas non plus faire la lessive, étendre la lessive etc. Je déteste faire le ménage pourtant je suis assez maniaque. Donc de toutes façons tu n'aurais pas beaucoup de travail pour mon repassage. Par contre si tu pouvais venir colmater les fenêtre sur mon lieu de travail ce serait gentil, il y a plein de courants d'air, il fait froid, dehors il neige... brrrrrr
et je dois voir des étudiants dans 5 mn, je n'ai même pas de pause de midi!!!!
:-(
j'y cours!
J'ai pris note Peter! Passe!
Quand on arrive en 47°, c'est un peu dur à suivre, mais cela me rappelle un peu ma croisière en Norvège : un peu glacé.
Ils vont ils viennent, ils brillent de mille feux les petits flocons lorsqu’on sait s’en approcher tout près, tout près. Ils planent un moment puis pfuit! repartent pour revenir, revenir…découvrir le monde.
>hpy: il va aussi repasser, il aime bien venir ici. :-))
>jonas: bienvenue ici. J'aime bien le renvoi à la Norvège, il est vrai que cette photo me rappelle certains fjords de la Norvège, beautés glacées...
>thérèse: joli commentaire. Quelle beauté que les flocons qui tombent. J'ai toujours aimé les regarder tomber doucement, hier encore, il y avait plein de petits flocons qui tourbillonnaient devant me fenêtre. ;-)
Si les flocons tombent devant la fenêtre ça n'est pas "commode" pour l'ouvrir ;-)
Merci air wick ?
>bergson: c'est fou ça, je fais des jolis textes poignants et tout et tout et toi tu viens me causer de air wick?
T'es en plein courant d'air ou quoi? :-))) t'as du vent dans les neurones? :-)
Bon t'es prêt bergson parce que ce soir y aura un nouvel épisode en ligne si j'arrive.
:-)
Moi, grâce à Mathilde, je découvre ton site et m'y sens très bien...
Je reviendrai , c'est sûr.
Bisous
>herbert: merci, il y a des gens sympas ici qui seront très contents de faire votre connaissance!
simply beautiful shot!
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