17 décembre 2008

Le chemin du bonheur


Tant de choses se sont passées durant cette année qui se termine doucement sous quelques flocons de neige. Tant de bonnes ou de mauvaises choses. Ou alors parfois des choses sans importance. Et un arrière-goût peut-être d'amertume. On ne fait pas toujours ce que l'on voudrait, parfois on n'en fait pas assez et d'autres fois, on en fait trop. Beaucoup trop. Alors que l'on devrait juste se taire, écouter les battements de son coeur, se dire qu'on est vivant et que nous devons en être heureux. Heureux d'être vivant. Tout simplement.
Parfois c'est tellement difficile de se dire cela le matin quand on se lève. Trop de pression, trop de stress, trop de ceci et trop de cela.
J'ai failli être happée par les ceci et les cela. Emportée dans un tourbillon. Sans pouvoir respirer, sans pouvoir reprendre mon souffle. Il y en a eu des bas durant cette année, tellement de bas que parfois je me demandais si j'avais vraiment la force de remonter sur la montagne pour voir le soleil et toutes ces petites ombres qui me souriaient en me tendant la main.

Et puis un jour, il y a quelques jours ou c'était peut-être hier, au détour d'un chemin dans la forêt, parmi les feuilles mortes et alors que la neige tombait pour la première fois, j'ai rencontré cet être fantastique, irréel, avec un sourire étrange et des yeux rieurs. Derrière son dos, il traînait son repas, un énorme fruit offert par la forêt. Je me suis arrêtée, surprise de cette rencontre inattendue, ne sachant que faire. Alors que mon coeur battait la chamade, j'ai entendu une voix chaude qui me disait dans une langue inconnue de ne pas prendre peur. Nous étions l'un en face de l'autre, j'étais toute petite ou alors il était grand et tout autour de nous la forêt respirait doucement dans l'air froid qui se déversait des voûtes célestes.

Dans ses yeux, j'ai vu alors un immense sourire, un encouragement à continuer sur le chemin, à me battre pour avancer, à me battre pour me relever. Une lumière irréelle baignait cette rencontre et je me suis laissée emporter dans un monde merveilleux, plein de magie et de chaleur. Tout ce que je sais maintenant, c'est que soudain, je me suis retrouvée seule à nouveau mais avec une impression de plénitude qui coulait dans mes veines et les battements de mon coeur ont repris un cours normal, comme si toute ma pression s'était envolée. Etais-je dans un rêve ou cet être faisait-il vraiment partie de la réalité? Je ne l'ai jamais vraiment su et ne le saurai sans doute jamais. Mais est-ce cela le plus important? Je ne pense pas. Parfois il faut croire que les rêves peuvent se réaliser et que des choses fantastiques arrivent alors qu'on ne s'y attend pas du tout.

Après cette rencontre, j'ai continué mon chemin, souriante, légère et pleine de vie et avec cette conviction profonde au fond de moi que la vie peut être un parcours semé de petites choses qu'il faut savoir saisir en plein vol et en apprécier toute la saveur.

Je vous le souhaite ce bonheur, dans tout ce que vous vivrez, dans les moindres choses que vous entreprendrez, dans toutes les rencontres magiques que vous ferez. Comme une promesse de jours meilleurs. On cherche toujours le chemin du bonheur mais le bonheur, n'est-ce pas tout simplement le chemin?

Merci pour tout chères amies et chers amis. Nous nous retrouverons, j'en suis sûre, sur le chemin de 2009.


© Delphinium Décembre 2008

08 décembre 2008

Timides beautés


Timides, elles cachent encore leurs atours avant le lever du soleil. Parées de leur voile de jeunes épouses, elles se languissent encore dans leurs rêves blancs et doucereux avant de céder leurs neiges éternelles aux bras rayonnants de l'astre du jour.

L’hiver est à ma porte. Froid et envahissant, il me laisse de glace. Et pourtant, quand je lève les yeux, mon cœur se transporte dans les immensités rocheuses, là-haut où le silence est roi, où l’avalanche est maîtresse des parois. Et mes yeux aveuglés par cette blanche clarté brillent d’émotion devant les merveilles que chaque saison nous offre.

Ô toi, hiver qui surgit, laisse sur mon visage tes tendres flocons et grave nos noms d’amoureux sur l’infini de tes glaciers.



© Delphinium Décembre 2008

01 décembre 2008

L'amitié



Décembre est là, froid et humide.
Toute la nature se recroqueville sous les assauts des soldats du froid. Le vent souffle, la neige et la pluie se mêlent dans un cortège funèbre. On oublie petit à petit le printemps et l’été. D’ailleurs, sommes-nous sûrs qu’ils vont revenir ?

Soudain, au détour de mon chemin, je suis victime d’une explosion de couleurs. Des fleurs, des papillons, des oiseaux d’ici et d’ailleurs, des plantes vertes et surtout un perroquet. Vert. D’un beau vert qui me rappelle les prairies sans fin de l’été. Majestueux, perdu dans un fouillis indescriptible.
Je l’ai regardé pendant quelques secondes et là soudain, il a cligné de l’œil. Si, je vous assure. Et de son petit œil espiègle, perdu dans la jungle des couleurs, il m’a dit de vous rassurer.

Le printemps et l’été seront toujours là au fond de nos cœurs si nous savons cultiver l’amitié qui nous unit.

© Delphinium Décembre 2008