Elle arrive sans tambour ni trompette car elle est piètre musicienne.
On se sent un peu fatigué, un peu irascible, la tête un peu lourde, les membres un peu endoloris et on n'a envie de rien. On regarde les autres qui nous demandent comment ça va et on répond à moitié que ça va bien, qu'on n'a pas trop envie de recommencer à bosser après les vacances mais que voilà, il faut bien. Et puis on retourne dans son bureau. Et là, on sent une chose étrange qui se passe, qui envahit le corps. Le bureau, déjà envahi de courants d'air froid en temps ordinaire, se glace encore plus. On commence à greloter. Stoïque, on reste de marbre, on saisit la souris de son ordinateur, on tapote son clavier encore des heures et on fait comme si de rien n'était. Mais les tremblements s'intensifient et une douleur sourde dans la tête apparaît, qui bientôt empêche le bon fonctionnement des quelques neurones qui se baladent là au-dessus. Plusieurs quintes de toux manquent envoyer les poumons sur la moquette déjà crasseuse. C'est le signal du départ.
Alors on saisit ses affaires, puis dans une quinte de toux à faire peur à un pneumologue, on salue les quelques collègues compatissants (vraiment?) et on court sans conviction à la pharmacie non loin de chez soi. Là, on explique avec des lancées sordides dans la tête que notre toux sèche dure depuis quelque temps déjà mais qu'aujourd'hui, elle commence à devenir grasse. La vilaine... La dame en blouse blanche nous conseille un sirop, à prendre pendant six jours, trois fois par jour avec une petite dosette. On rentre alors chez soi en se disant que cela ira mieux demain et qu'on aura la force de reprendre le boulot, qui de toutes façons ne va pas se faire tout seul. Arrivé à la maison, on se change. On enfile des habits d'intérieur chauds, avec lesquels on n'ose pas sortir si ce n'est pour aller chercher le courrier (et encore en rasant les murs et en priant pour que le Dom Juan du troisième ne nous croise pas dans notre déguisement) et on met les plus grosses chaussettes que l'on peut trouver dans son tiroir. On a l'allure d'un yéti mais on s'en fout car on aime les yétis et on aime les poils. On allume la télévision et on se couche dans son grand lit en attendant que cela passe.
Mais cela ne passe pas. Au contraire. Les tremblements de froid s'intensifient alors que le chauffage est au maximum, les dents dansent la trignolette, la tête résonne de grandes clameurs, les membres se recroquevillent sous la couette. Le froid envahit tous les pores de la peau. Malgré les différentes couches et les grosses chaussettes, l'atmosphère devient glaciale et là, on comprend que l'on est foutu. L'abominable femme des neiges, la yéti suisse, va mourir sous les assauts des microbes. On se relève péniblement à intervalles réguliers pour aller aux toilettes, pour prendre l'affreux sirop contre la toux qui pourtant à la première gorgée avait paru bon. Sur l'étiquette il est marqué "à l'arôme d'abricot et fruits de la passion". Mais à force de ne boire que du sirop à l'abricot et aux fruits de la passion, on commence à détester les abricots et tous les fruits en général. On n'arrive rien à avaler d'autre, si ce n'est des petits comprimés blancs avec un peu d'eau et un peu de soupe qui heureusement traîne dans une casserole depuis le jour d'avant. On reste couché, des heures durant, des journées entières, la nuit se confond avec le jour, le sommeil vient et repart. On voit Laurence Ferrari qui nous parle en souriant de la Bande de Gaza (elle pourrait annoncer les pires horreurs qu'elle sourira toujours cette pétasse...), Jean-Pierre Pernaut qui nous raconte les 40 cm de neige à Marseille et qui nous présente les petits reportages sur la France profonde. On apprend qu'au lieu des 40 marchands habituels, aujourd'hui dans le petit village de je-ne-sais-plus-où, les habitants n'ont vu arriver qu'un seul marchand, un boucher, qui vend aux grand-mères du coin des pots-au-feu. Et là, devant la nourriture des étals, les grosses saucisses (non, je ne parle pas de la Laurence), les tripes à l'air et autres trucs merveilleux, on se surprend à avoir envie de vomir ses propres tripes tellement cela nous retourne l'estomac. Et Darius Rochebin sur la télévision suisse qui nous parle de la crise mondiale (ah bon, on est en crise?) et des pluies verglaçantes qui ont laissé les chaussées impraticables à Yverdon. Mais on a toujours froid, encore plus froid que les "moins je ne sais pas combien" dans ce petit village de France. Et pourtant, on a chaud en même temps, on aimerait enlever cette satanée couette qui commence à prendre des allures de torchon tirebouchonné. On sue, on transpire. Et surtout, on n'a jamais vu de yéti dans le désert saharien écrasé de chaleur et de soleil. Alors pourquoi on a si chaud? Les jours passent, on a moins froid mais on a perdu des kilos et on ne sait pas où les retrouver. Les amis s'inquiètent mais écrire un texto demande une telle énergie qu'on abandonne les grandes phrases et qu'on déclare simplement: "je suis malade, je vais crever". Mais on ne crève pas, ce n'est pas encore pour maintenant.
Un matin, on se lève avec moins de difficultés et on se surprend à avoir envie de ranger un peu ces multiples tablettes de médicaments qui traînent un peu partout. Certes, les mouvements sont ralentis, les membres sont encore endoloris mais on se sent un tout tout tout petit peu mieux. Le sirop est bientôt terminé, la toux est encore présente mais moins forte. Le nez par contre, a l'air de vouloir aussi s'y mettre, le dernier à faire la fête, à cracher partout et se boucher toutes les trente secondes. Le frigo, quant à lui, n'est pas bouché de nourriture, il est désespérément vide.
Aujourd'hui, on a repris le travail. Sans grande conviction, avec l'impression d'avoir pris un tsunami dans la gueule. On a enlevé les vêtements du yéti, on a revêtu les habits de travail et on ressemble à un tout petit truc tout maigre qui tient à peine debout sur ses deux pattes. Le nez est rouge à force de le caresser et d'en faire sortir toutes sortes de trucs innommables. La toux se fait plus mûre. La tête tient encore sur les épaules. Le visage est blême, les yeux sont encore brillants. On reprend donc vaillamment son bâton de pèlerin. On retrouve quelques collègues qui commencent à tousser, qui se mouchent et qui se plaignent d'avoir froid et on rigole sardoniquement en se disant qu'ils vont aussi crever comme on a nous aussi mouru pendant quelques jours.
Quelques kilos en moins et les joues creuses. C'est pas grave, le patron attend. Lui n'est pas malade, pas encore...
Mesdames et Messieurs, j'ai vécu quelques jours en compagnie de Madame la Grippe.
On se sent un peu fatigué, un peu irascible, la tête un peu lourde, les membres un peu endoloris et on n'a envie de rien. On regarde les autres qui nous demandent comment ça va et on répond à moitié que ça va bien, qu'on n'a pas trop envie de recommencer à bosser après les vacances mais que voilà, il faut bien. Et puis on retourne dans son bureau. Et là, on sent une chose étrange qui se passe, qui envahit le corps. Le bureau, déjà envahi de courants d'air froid en temps ordinaire, se glace encore plus. On commence à greloter. Stoïque, on reste de marbre, on saisit la souris de son ordinateur, on tapote son clavier encore des heures et on fait comme si de rien n'était. Mais les tremblements s'intensifient et une douleur sourde dans la tête apparaît, qui bientôt empêche le bon fonctionnement des quelques neurones qui se baladent là au-dessus. Plusieurs quintes de toux manquent envoyer les poumons sur la moquette déjà crasseuse. C'est le signal du départ.
Alors on saisit ses affaires, puis dans une quinte de toux à faire peur à un pneumologue, on salue les quelques collègues compatissants (vraiment?) et on court sans conviction à la pharmacie non loin de chez soi. Là, on explique avec des lancées sordides dans la tête que notre toux sèche dure depuis quelque temps déjà mais qu'aujourd'hui, elle commence à devenir grasse. La vilaine... La dame en blouse blanche nous conseille un sirop, à prendre pendant six jours, trois fois par jour avec une petite dosette. On rentre alors chez soi en se disant que cela ira mieux demain et qu'on aura la force de reprendre le boulot, qui de toutes façons ne va pas se faire tout seul. Arrivé à la maison, on se change. On enfile des habits d'intérieur chauds, avec lesquels on n'ose pas sortir si ce n'est pour aller chercher le courrier (et encore en rasant les murs et en priant pour que le Dom Juan du troisième ne nous croise pas dans notre déguisement) et on met les plus grosses chaussettes que l'on peut trouver dans son tiroir. On a l'allure d'un yéti mais on s'en fout car on aime les yétis et on aime les poils. On allume la télévision et on se couche dans son grand lit en attendant que cela passe.
Mais cela ne passe pas. Au contraire. Les tremblements de froid s'intensifient alors que le chauffage est au maximum, les dents dansent la trignolette, la tête résonne de grandes clameurs, les membres se recroquevillent sous la couette. Le froid envahit tous les pores de la peau. Malgré les différentes couches et les grosses chaussettes, l'atmosphère devient glaciale et là, on comprend que l'on est foutu. L'abominable femme des neiges, la yéti suisse, va mourir sous les assauts des microbes. On se relève péniblement à intervalles réguliers pour aller aux toilettes, pour prendre l'affreux sirop contre la toux qui pourtant à la première gorgée avait paru bon. Sur l'étiquette il est marqué "à l'arôme d'abricot et fruits de la passion". Mais à force de ne boire que du sirop à l'abricot et aux fruits de la passion, on commence à détester les abricots et tous les fruits en général. On n'arrive rien à avaler d'autre, si ce n'est des petits comprimés blancs avec un peu d'eau et un peu de soupe qui heureusement traîne dans une casserole depuis le jour d'avant. On reste couché, des heures durant, des journées entières, la nuit se confond avec le jour, le sommeil vient et repart. On voit Laurence Ferrari qui nous parle en souriant de la Bande de Gaza (elle pourrait annoncer les pires horreurs qu'elle sourira toujours cette pétasse...), Jean-Pierre Pernaut qui nous raconte les 40 cm de neige à Marseille et qui nous présente les petits reportages sur la France profonde. On apprend qu'au lieu des 40 marchands habituels, aujourd'hui dans le petit village de je-ne-sais-plus-où, les habitants n'ont vu arriver qu'un seul marchand, un boucher, qui vend aux grand-mères du coin des pots-au-feu. Et là, devant la nourriture des étals, les grosses saucisses (non, je ne parle pas de la Laurence), les tripes à l'air et autres trucs merveilleux, on se surprend à avoir envie de vomir ses propres tripes tellement cela nous retourne l'estomac. Et Darius Rochebin sur la télévision suisse qui nous parle de la crise mondiale (ah bon, on est en crise?) et des pluies verglaçantes qui ont laissé les chaussées impraticables à Yverdon. Mais on a toujours froid, encore plus froid que les "moins je ne sais pas combien" dans ce petit village de France. Et pourtant, on a chaud en même temps, on aimerait enlever cette satanée couette qui commence à prendre des allures de torchon tirebouchonné. On sue, on transpire. Et surtout, on n'a jamais vu de yéti dans le désert saharien écrasé de chaleur et de soleil. Alors pourquoi on a si chaud? Les jours passent, on a moins froid mais on a perdu des kilos et on ne sait pas où les retrouver. Les amis s'inquiètent mais écrire un texto demande une telle énergie qu'on abandonne les grandes phrases et qu'on déclare simplement: "je suis malade, je vais crever". Mais on ne crève pas, ce n'est pas encore pour maintenant.
Un matin, on se lève avec moins de difficultés et on se surprend à avoir envie de ranger un peu ces multiples tablettes de médicaments qui traînent un peu partout. Certes, les mouvements sont ralentis, les membres sont encore endoloris mais on se sent un tout tout tout petit peu mieux. Le sirop est bientôt terminé, la toux est encore présente mais moins forte. Le nez par contre, a l'air de vouloir aussi s'y mettre, le dernier à faire la fête, à cracher partout et se boucher toutes les trente secondes. Le frigo, quant à lui, n'est pas bouché de nourriture, il est désespérément vide.
Aujourd'hui, on a repris le travail. Sans grande conviction, avec l'impression d'avoir pris un tsunami dans la gueule. On a enlevé les vêtements du yéti, on a revêtu les habits de travail et on ressemble à un tout petit truc tout maigre qui tient à peine debout sur ses deux pattes. Le nez est rouge à force de le caresser et d'en faire sortir toutes sortes de trucs innommables. La toux se fait plus mûre. La tête tient encore sur les épaules. Le visage est blême, les yeux sont encore brillants. On reprend donc vaillamment son bâton de pèlerin. On retrouve quelques collègues qui commencent à tousser, qui se mouchent et qui se plaignent d'avoir froid et on rigole sardoniquement en se disant qu'ils vont aussi crever comme on a nous aussi mouru pendant quelques jours.
Quelques kilos en moins et les joues creuses. C'est pas grave, le patron attend. Lui n'est pas malade, pas encore...
Mesdames et Messieurs, j'ai vécu quelques jours en compagnie de Madame la Grippe.
© Delphinium Janvier 2009
41 commentaires:
et voila, pour une fois que le vaccin est le bon ;o) te voila sorti de l'enfer de la grippe, et revenu dans le monde des vivants. Avec un peu de chance tu auras reussi a la refiler a ton patron ;o)).
Ma grippe vous va très bien
M'a dit mon amant ce soir
Ça vous donne un joli teint
Ça vous va bien mieux que le noir
Ma grippe vous va très bien.
Souffrez que je tousse un peu
Lui ai-je dit d'un air doux
Souffrez que je souffre un peu
J'ai parfois très mauvais goût
Souffrez que je souffre un peu.
Quand vous souffrez mon amie
M'a répondu mon amant
Vous ressemblez à la pluie
Je trouve ça très seyant
Quand vous souffrez mon amie.
J'ai un peu peur ai-je dit
Que les larmes me vieillissent
J'ai un peu peur aussi
Que la fièvre m'enlaidisse
J'ai un peu peur ai-je dit.
Elles vous vont comme un gant
Vous savez bien que vos larmes
Me plaisent beaucoup vraiment
Votre fièvre a bien du charme
Elles vous vont comme un gant. Jacques Higelin pour Fontaine.
L’année prochaine, tu te fais une piqure – comme moi ! … et pourtant je me demande si je n’ai pas une petite grippe qui arrive ? C’est peut-être seulement on lisant ta prose ou tu indiques tous les signes ? On verra ce que ça donne demain matin !
Je sui content que tu sois debout. Les kilos se retrouvent en général assez facilement ! Quelques petits abus, tu peux te les permettre ! Je t’embrasse !
Ca c'est du vécu !... Belle description. Bel humour ! Un truc pour le nez rouge, MYTOSIL crème avant d'aller dormir (normalement, c'est pour les fesses de bébés, et ça fait un nez tout blanc, mais c'est très efficace). Amicalement. DJU770
Belle description de la geippe et belle chanson d'olivier.
Cela me rappelle il y a environ un and ou deux, un matin (alors que j'étais déjà patraque) je me réveille avec des courbatures partout, 39.5 de température, je crachais mes poumons. J'appelle chez mon toubib et tombe sur une des secrétaires.
" Il faudrait que le Docteur passe chez moi"
L'autre : "Ah bon, pourquoi !"
Bibi : "Parce que j'ai la grippe".
L'autre : "La grippe, la grippe, mais pourquoi la grippe ?"
Moi : "Parce qu'ai des courbartures partout, j'ai la fièvre, je tousse à n'en plus finir".
L'autre : "Combien de fièvre?"
Moi : "39.5"
L'autre : "Mais ce n'est pas de la fièvre ça ! De toute façon le Docteur ne peut pas se déplacer. Il faut que vous veniez au Cabinet"
Moi : "Ben vous avez vu le temps qu'il fait dehors (il faisant très très froid) !
L'autre : Mais c'est un bon temps, froid et sec, Il faut sortir, ça va vous faire du bien".
Je retire ma tenue d'intérieure (un peu comme la tienne), je m'habille, prends ma voiture et vais chez le Docteur. Résultat de la consultation : grippe = gouttes pour le nez, paracétamol pour la fièvre et antibiotiques parce que Bibi fait de l'asthme.
Moi au Docteur : " C'est qui la connasse qui m'a répondu au téléphone tout à l'heure ? Est- ce c'est elle qui est chargée de soigner les malaldes par téléphone, c'est elle le Samu ou quoi ?.....
Le principal c'est que tu ailles mieux. T'aurais filé ta grippe à ton boss pour qu'il soit encore plus malalde que toi !
Madame G !
La grippe ?
Tu m'as fait peur je pensais qu'il s'agissait de la Gueule de bois, à peu près les même symptomes à ce qu'on m'en a dit (je n'ai à la différence de la grippe jamais eu la gueule de bois) et il y a aussi le delphinium très mince que tu décris
Ton récit me semble être du super-vêcu. Je t'ai souvent complimenté sur le coté vêcu de tes textes : là on sent comme tu as une complicité complète avec les comportements de monsieur X for instance : le rasage, les poils, la télé, les visions, l'auto persuasion
:)
Je te rassure toutefois ; il y a aussi une question qu'on ne t'a pas posée : quand vous vous mouchez c'est de quelle couleur ? Transparent ou jaune ? D'après ta photo ni l'un ni l'autre....
Bon retour parmi les vivants virtuels, Delphinium ; tu as retrouvé intact tout ton merveilleux humour !
Qu'est qu'elle raconte Cergie? Ressemblance avec Mr. X ? . … rasage, poils… ? N’importe quoi ! :-)
C'est toute une façon de commencer l'année! Alors je vais tu souhaiter la santé.
excellente description de ce mal qui nous gette tous plus ou moins ...je ne suis pas vaccinée mon mari (asthmatique a essayé le vaccin il y a 2 ans il n'a jamais été aussi malade...Ma grand'mére disait " tu soignes la grippe elle dure 7 jours tu ne la soignes pas elle dure une semaine". je crois que du paracétamol, une bonne couette,rester chez soi c'est ce qu'il y a de mieux.
Maintenant tu verras tes collègues tomber comme des mouches .
meilleures santé et bises (tant pis pour les microbes!)
Mais Delpnine est bien trop jeune pour se vacciner !!
un peu fatigué, un peu irascible chez moi c'est pas toujours la grippe
Atchoum !
tout le monde à pris du grog c'est mou sur ce blog
Je dirais même plus, c'est mou, mou !
sympa... je ne réponds pas une fois aux gens qui viennent me voir et on dit que c'est mou...
Je n'ai rien dit! :-)
Tu es encore un (tout petit) peu irascible à ce que je lis. Je veux bien pourtant faire la route de Compostelle au départ de où tu voudras avec toi.
Quand tu iras vraiment mieux et qu'il fera plus chaud.
Le grog ce sera avec une larme de thé STP
bon, bon je ne suis pas irascible, quoique, je suis crevée, j'arrive pas à reprendre des forces. Alors c'est vrai que j'ai un peu de peine à répondre à tout le monde. Enfin bon, Olivier chante toujours aussi bien, claude raconte des histoires marrantes sur la secrétaire de son médecin, peter me propose un vaccin (non au secours pas de vaccin...), cergie croit que je bois et que j'ai la gueule de bois, solange trinque avec moi en me disant "santé", marie-marguerite voit tomber mes collègues comme des mouches (j'aime bien cette image), bergson me flatte en parlant de mon éternelle jeunesse, anonyme vient cracher ses microbes, l'autre virus vient polluer, claude dit que c'est mou, peter ne dit rien et cergie veut partir en pèlerinage. C'est bizarre ce blog quand même.
mais chère ex grippée je ne parlais pas de toi !!!
Pas taper !! pas taper !!
pafffffffffff (aïe, trop tard)
:-)))
Ouais c'est pas rigolo de relancer la machine. Une petite goutte d'huile ça ne suffit pas. Il faut admettre que tu ne vas pas encore tout à fait bien et savoir que tu ne peux qu'aller mieux.
(Ah mince, je crois que j'ai du retard à l'allumage là, ceci est un coment pour le previous message. Je vais de mal en pis -de vache-)
Tiens, tu sais toi que la graisse de pis de vache c'est très bon pour les dessous de nez rapés
Bon ouik et gros bisous, Dégrippium
Si on ne part plus en pélerinage, je range ma coquille et mon baton de pélerin alors...
Je prends mon baton de berger
Je range aussi ma pélerine
le bâton de berger, c'est bon en apéro, avec une petite coupette de champagne ;o)).
tu as raison Olivier on ferait mieux de faire boire la Delphe elle autrait le nez rouge ça changerait un peu.
Je sais pas si elle va en montagne mais la goutte au nez risque de geler
Je suis passée voir le médecin ce matin. Il était tout étonné que ma réponse à sa question comment ça va était "bien", car il parait que TOUT LE MONDE est malade de grippe ou d'autres saloperies pas très agréables. (Pourquoi je suis allée voir le médecin? Pour le démoraliser, bien entendu.)
Je ne fais que passer en vitesse cette fois-ci. Il faut que je joue au docteur avec mon travail, j'ai plein de choses à rattraper! Beurk! Et bon week-end!
J'ai mis des gants et un masque avant de lire ce post, de peur d'attraper ce vilain virus! Bon, je vois que tu as survécu encore pour cette fois, ouf! L'année prochaine, essaie le vaccin, ça marche très bien même si on n'est pas très vieux, n'en déplaise à Bergson!
Ma chère Delphigrog, quand je disais que c'était mou, je ne parlais pas que de toi ! Maintenant je vois que tout le monde se réveille.
Je vois que mon histoire de sécrétaire médicale t'a plu (à moi un peu moins et à mon toubib aussi). J'espère qu'elle s'est fait souffler dans les bronches après.
Jusqu'à maintenant, pas de grippe, je touche du bois tous les jours, tu comprends, mais une tite gastro oui que m'a refilée quand même l'Ebéniste de ma vie.
Moi, je serais le toubib d'Hélène, je me poserais des questions. Il n'y a pas que son dd qui est atteint.
Je trouve que Peter se défend bien vite, C'est pas lui des fois H5N1 ?
Je repasserai dès que je peux.
Bon week-end là haut dans la montagneeee ! N'oublie pas ton tonnelet de Rhum ! Pour le grog !
Le meilleur est donc arrivé, Dame grippe s'est éloignée et la montagne vous attend. Tant que le patron n'est pas atteind il y aura du travail.
Par ici il y en a un tas qui ont attrapé la Bigcrisis et ont refusé les médicaments. Cha va pas bien du tout, ils la refilent à tout le monde leur Bigcrisis.
Une petite piqure comme celle de Peter et hop! n'empêche c'est l'Hosto chez moi, tout le monde tousse ,mouche,et j'en passe ... et ça passera, comme ce satané hiver pluvieux et surtout venteux maintenant.
bonne semaine bises
Ce blog est il décontaminé ??
à toutes et tous: j'ai essayé de boire un verre de rouge hier. Mais comme j'avais déjà bu un porto avant ben le verre de rouge a été de trop. Je ne supporte plus les bonnes choses. Concernant mon petit état de santé (santé!), ben le rhume est toujours de la partie.
Ici temps dégueulasse aujourd'hui. J'ai commencé la journée avec un big réunion dans un bistrot enfumé et très bruyant et donc je n'entendais pas la moitié de ce que les collègues disaient. Mais c'est pas grave. Pour le vaccin antigrippe, je refuse de faire ce machin. Je suis une vieille bourrique encore assez solide pour supporter quelques jours de fièvre. Il faut juste maintenant que je retrouve quelques forces et ce n'est pas dans la bouteille que je vais trouver cela. Autre nouvelle du jour: on commence l'Open d'Australie aujourd'hui. J'ai vu Federer à la Télévision hier soir. Il était en tee-shirt pendant que moi je me balade sans raquettes, sans boules mais avec de grosses chaussettes. Et là je me suis dit qu'il y avait vraiment une injustice dans ce monde.
A part cela, Didier Défago, de Morgins, a gagné la descente de Wengen samedi. Les petits Suisses étaient contents dans les gradins. On a vu plein de petits drapeaux rouges et blancs qui s'agitaient. C'est beau le patriotisme. A part cela, je ne sais pas quoi vous raconter d'autre. Il pleut bergère.
Voilà.
Amusez-vous bien. Bises (sans microbes)
Ave Delgrippium !
Tu es dans ton camp retranché ?!
Tu vas mieux toumême si tu suis l'actualité mondiale (le ski, le tennis)...
Tu as de la chance d'avoir encore ta maman qui fait la crèche. Peut être t'ai je raconté que celle (la crèche pas la maman) de Papa avait un toit neigeux ? Il avait un bout de ouate qu'il gardait précieusement d'année en année. Brrrr, on se les pelait dans la crèche vosgienne et ce n'étaient pas des santons de Provence
Mon frère aîné en a hérité. J'espère qu'il leur fait prendre l'air tous les ans.
Lorsque j'étais pitite et donc pas très grande j'avais fait une crèche toute pitite avec mes pitites doigts potelés en pate à modeler (la crèche pas les doigts) que ma tante ressortait tous les ans. Tous les ans, elle était de plus en plus crasseuse (la crèche, pas ma tante) car on ne pouvait la mettre dans la machine à laver.
Ma fille non plus ne repasse rien, même pas les chemises de son compagnon, c'est lui qui les repasse ainsi que les siennes (celles de ma fille ainsi que les siennes).
J'avais bien noté comme toi "pitchounette", tu sais P est un polyglotte qui sait parler aux femmes de tous pays dans toutes les langues)
Ma chère pitchounette (oui, toi aussi a le « droit »), je suis bien content de voir que malgré quelque traces de la grippe, tu as pris le dessus, que tu travailles, que tu suis bien l’actualité (sportive)… Pour le patriotisme, je te conseille d’aller mollo, comme apparemment pour les boissons - :( ! Bises !!
federer a passé mais il a souffert.
J'aimerais bien répondre à tout le monde mais je suis surchargée alors merci à toutes et tous pour vos messages d'encouragement et je vous souhaite un bon début de semaine au chaud.
pour cergie: ma maman met aussi de la ouate sur le toit de la crèche pour figurer la neige. Et comme elle adore les chats, elle met un petit chat en étain tout près du petit Jésus. Le chat est presque plus gros que le petit Jésus. Mais le petit Jésus est trop fort, il est né, quelques semaines après on le baptise dans les eaux du Jourdain, quelques semaines après, il va se balader dans le désert, puis il rentre à Jérusalem sur son petit âne et quelques jours après, paf, plus de Jésus, il est mort. Et trois jours après, paf, il revient.
Et là il est bien plus grand que le petit chat en étain.
Trop fort ce Jésus. :-))
C'était l'histoire du petit Jésus qui est devenu très grand en l'espace de très peu de temps.
Eh ben, y'en a qui prennent du viagra pour faire grandir le petit jésus, y'en a d'autres qui lui mettent un chat en étain à coté de lui. Va comprendre, Alexandre.
A part ça tu parles de réunion dans un bar enfumé. Comment, on fume encore dans les bars zelvètes? Ah ouiche, on voit bien que les petits suisses n'en font qu'à la tête de leus cantons.
Madame la G* ç'aurait pu être
Madame la garce
Madame la guerre
Madame la galipette
Madame la garde-barrière.
Y'en a sans doute d'autres mais je vais pas m'en occuper maintenant. A presque 3h du mat', c'est peut-être l'heure d'aller se coucher.
Assistons-nous à la naissance d'une idylle? J'aime bien quand Peter t'appelle pitchounette...
Chalut!
on fume toujours dans certains bars en Suisse, mais c'est vrai que ça dépend des cantons. La gestion d'une confédération est quelque chose de complexe.
Je grillerai une cigarette que je n'aurai pas eu le temps de tout expliquer. Il me faudrait donc un gros cigare pour tenir toute l'explication. Mais vu la toux que j'ai, je vais m'abstenir de sortir les cigares.
Peut-être que quelqu'un d'entre vous aimerait sortir son cigare et fumer. Ne vous gênez pas, on peut fumer et boire dans cet espace. :-))
peter, sors ton cigare stp.
Nathalie: commennnnnntttt? du viagra pour les cigares?
hpy: cha va?
Si ta Maman a fait la crèche tu ne nous dis pas si tu as mis le petit Jésus dedans.
Un idylle virtuelle c'est romantique tout plein si elle reste virtuelle. Cela ne fait pas de ravage.
Je me presse, il est déjà tard et suis pas en avance ce matin. Bises !
Heureux de ne pas être passé plus tôt, J'eusse sans doute était contaminé, j'ignorais tous les ravages que la grippe fit ...
Claude avec son Jésus, de Quel Jésus parlait elle ? "du jésus de Lyon mis sous filet pour être bien maintenu. Le filet donne une empreinte spécifique et une forme particulière de poire."
Bisous bonne journée à toi, sous un toit !!!
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