Il y a quelques jours, la dame du Nord, hpy, m'a lancé un défi. Il fallait écrire un texte pour illustrer la photo du haut. J'avoue qu'en voyant cette photo, je n'ai pas trouvé ce poisson très sympathique et je me suis demandé ce que j'allais pouvoir vous raconter. Je vous livre donc aujourd'hui mon texte. Je devrai faire suivre le défi à d'autres personnes mais vous le savez bien, je n'aime pas les règles.
Tout le monde connaît cette expression : « Etre heureux comme un poisson dans l’eau ». Ce qui signifie communément : se trouver dans son élément, se sentir à l'aise, profiter des conforts.
L’histoire qui va suivre va nous prouver que cette expression subit un usage bien souvent galvaudé.
***Je m’appelle Clovis et je suis un poisson rouge. Mon existence se limite à tourner inlassablement dans un bocal, posé sur une belle commode dans l’appartement d’une jeune femme. Je ne me rappelle plus du tout comment j’ai atterri dans ce récipient mais il est vrai que j’ai la mémoire d’un poisson rouge, ceci expliquant cela. Invariablement, au fil des jours, au rythme des saisons, je nage dans mon bocal, toujours dans le même sens, afin que je n’attrape pas le mal de mer, ce qui pourrait être catastrophique pour la tenue de mon ménage. Mon futur se limite à peu de choses, mon horizon bute sur les parois de ma prison de verre et d’argent. Je ne connais qu’une représentante humaine. Elle passe des heures à me regarder avec ses grands yeux bruns langoureux, me parle parfois dans une langue que je ne comprends pas et m’envoie des baisers à chaque fois qu’elle franchit la porte de son appartement.
Un ennemi terrible hante mes journées, s’immisçant avec insistance dans ma vie sans relief. Une représentante de la race féline, femelle de son état, imbue d’elle-même, reine sans couronne mais s’arrogeant tous les privilèges qu’elle croit légitimes. Madame Moumoune saute parfois sur la commode qui sert de socle à mon existence misérable et avec un sourire sardonique, me regarde de longues heures durant, rêvant sans doute que je finisse au fond de son estomac. Quelques fois déjà, j’ai vécu les affres de la triste condition d’un poisson rouge évoluant dans un environnement habité par un chat. Madame Moumoune s’amuse à me torturer quand l’envie l’en prend, le plus souvent lorsque la jeune dame est absente du domicile. Me scrutant de loin avec des yeux à la fois curieux et méchants, à l’affût de mes moindres faits et gestes, il lui arrive de sauter brusquement sur la commode, de s’approcher à pas félins de mon humble demeure et d’un coup sec, de balancer sa patte droite avant sur le dessus de mon bocal. Comme je n’ai pas de toit digne de ce nom sur ma tête, ladite patte s’incruste violemment dans mon univers et après quelques remous qui me laissent pantelant à l’autre bout de ma pièce liquide, elle estime rapidement que ce petit jeu la fatigue et ne représente finalement qu’un intérêt limité pour sa gracieuse majesté. Elle retire donc sa patte et redescend d’un bond gracieux sur le tapis afin de se coucher paresseusement près du radiateur. Ces épisodes d’une violence rare dans la vie d’un poisson rouge me laissent toujours haletant, les nageoires frémissantes et mon cœur battant la chamade. Les frasques erratiques de cette bestiole velue emplissent mes nuits et mes journées et chaque fois que je sens ses deux yeux méphitiques se poser sur ma robe rouge et étincelante dans l’eau fluide, les angoisses emplissent ma tête et m’empêchent de profiter pleinement de mon statut de poisson rouge d’appartement.
Un soir, particulièrement de mauvaise humeur, épuisé par les tours incessants dans mon unique pièce à vivre, je vois que la maîtresse de maison s’installe avec nonchalance sur son canapé, devant son écran de télévision. Je la regarde quelques instants, lui fait un sourire qu’elle ne remarque même pas, trop occupée à caresser l’autre monstre ronronnant. Une jalousie sourde jaillit au fond de mes entrailles en voyant la bête bénéficier de toutes les attentions de la charmante donzelle.
Sur ces sombres pensées, m’enfonçant dans une déprime noire, décidé à faire une tête de poisson rouge triste jusqu’au dernier déluge, je m’applique à coller mon doux visage sur le devant de mon bocal afin de suivre avec attention les images qui défilent sur l’écran de la télévision. Je reste en stagnation de longues minutes, prostré devant des tableaux mouvants d’une rare beauté. Sur l’écran défilent les images de plages de sable blanc, de lagunes lointaines et d’îles paradisiaques enfonçant leurs pieds dans des eaux turquoises étincelantes sous un soleil généreux. Fasciné par ce spectacle que je ne connais pas, je laisse mes nageoires faire juste ce qu’il faut pour me maintenir en équilibre et avec ravissement, j’ouvre tout grands mes yeux de poisson rouge. Mes pupilles dilatées voient alors des poissons multicolores, fringants chevaliers chevauchant les fonds des océans, confettis multicolores, reflets d’une création luxuriante et ô combien vivante. Dans mon petit cœur souffle alors un vent de liberté qui me terrasse et me laisse ému et tremblant, en suspension dans mon existence pitoyable.
Et je ressens jusqu’au bout de mes nageoires un frisson d’envie qui s’amplifie jusqu’à devenir une rage sans nom.
Depuis ce jour-là, je me suis fait la promesse de m’échapper de cette vie stupide afin de rejoindre la grande Bleue et de plonger avec mes frères poissons dans les vagues de la félicité. Ma nage devient frénétique et angoissée car je ne sais comment mettre mon plan à exécution jusqu’à ce que l’idée s’impose d’elle-même. Il me faut juste faire basculer mon bocal et m’échapper sous la porte dès que l’affreuse boule de poils et sa maîtresse auront le dos tourné.
Hélas, trois fois hélas…
Clovis ne savait pas que si les deux êtres qui évoluaient quotidiennement devant ses yeux de poisson rouge semblaient nager en plein bonheur, leur bonheur ne savait pas nager et que les deux bras, les deux jambes ou les quatre pattes qu’ils agitaient dans tous les sens n’étaient pas des nageoires et ne remuaient pas dans le même liquide qui l’emprisonnait lui de toutes parts. Et que si la dame qui répondait au téléphone disait toujours « allo », il ne s’agissait pas de la même eau que celle qui l’engloutissait tous les jours dans ses mains altières et glacées.
Chaque jour pourtant, bien décidé à mettre son plan à exécution, il se jetait depuis le fond de son bocal jusqu’à l’avant, tout d’abord doucement puis ensuite avec l’énergie du désespoir afin de faire basculer son abri dans le vide, ce qui lui permettrait de nager jusqu’à des eaux plus luxuriantes pour un petit poisson rouge. Un jour, il réussit. Enfin.
Avec un grand cri que personne n’entendit, Clovis se jeta dans le vide, enveloppé d’une petite cascade d’eau, dans une constellation de gouttelettes transparentes et un amas de verre brisé. Moumoune, alertée par le bruit, s’élança dans le salon afin de voir ce qui se passait. Ce qu’elle vit lui arracha un soupir de contentement. Battant furieusement des nageoires, Clovis essayait avec l’énergie du désespoir de s’enfuir dans la petite flaque qui le maintenant encore dans son élément liquide. Mais le pauvre petit poisson rouge comprit dans une fraction de secondes qu’il s’était lourdement trompé sur sa destinée. Il n’atteindrait jamais son rêve d’exalté et surgit alors dans ses yeux une petite larme qui roula sur sa joue de poisson rouge et se perdit dans l’eau suave qui devint bientôt son linceul d’argent. Après quelques convulsions, le petit Clovis rendit l’âme dans l’eau douce de son rêve à jamais perdu.
Moumoune, avec un regard hautain, ne daigna même pas toucher de sa patte de velours le petit animal vêtu de sa robe rouge pour son dernier bal. Il avait perdu tout attrait pour son appétit d’ogresse et elle n’aimait pas les poissons qui voulaient faire leur intéressant en se tapant la tête contre les murs d’un bocal.
Lorsque la jeune dame revint le soir même, elle trouva Clovis au milieu du tapis, gisant tristement dans une mare d’eau abattue. La jeune femme se mit à pleurer amèrement devant la dépouille du petit poisson et après quelques minutes d’un chagrin infini, elle s’essuya les yeux du revers de la main. Dans ses paumes tremblantes, elle saisit le pauvre Clovis, lui caressa la tête, les nageoires, pleura encore quelques minutes puis se décida à le jeter dans les toilettes. « Plouf » ! Le petit poisson tomba dans une eau bleutée qui n’était pas celle de ses rêves les plus fous et dans un déferlement d’eau froide, il rejoignit un monde de ténèbres qui l’ensevelit à jamais dans ses tréfonds obscurs.***
Moralité :
« Etre heureux comme un poisson dans l’eau » n’est pas toujours vrai. Surtout pour un poisson qui portait le nom d’un célèbre roi franc.
A vivre dans un bocal, enfermé dans la gangue de ses réflexions, de ses préjugés, on devient peu à peu fou, rêvant à des choses inaccessibles, voulant s’échapper de son monde habituel afin de rejoindre l’univers des étoiles argentées. Et ceux qui regardent de l’extérieur ces petits êtres nager, poissons ou humains, croient que ces prisons de verre sont le réceptacle de bonheurs multiples. Bocal, vie rangée, existence toute tracée, futur limité. L’Homme s’enferme bien souvent dans des habitudes qui peu à peu lui enlèvent toute créativité pour imaginer un monde meilleur. Et la société ne l’aide pas beaucoup en lui maintenant souvent la tête sous l’eau.
Robotisé, lobotomisé, où sont passés nos rêves?
Et pourtant, Clovis était dans son élément, il n’avait qu’à être heureux, comme le sont tous les poissons dans l’eau…Mais il avait un rêve et a tout fait pour y accéder.
© Delphinium Février 2009
66 commentaires:
Bonsoir à toutes et tous. Voilà ma contribution au défi que la dame du Nord m'a lancé. A méditer...
Ah oui, j'oubliais, il fallait écrire une bonne nouvelle. Qu'est-ce qu'on entend par "bonne"? je ne sais... ma nouvelle n'est peut-être pas bonne, un peu triste, un peu moralisatrice. Mais qu'importe, je persiste et je signe
La bonne nouvelle c'est que tu as écrit une histoire marrante mais elle fini mal.
tu aurais pu nous laisser croire qu'il rejoignait la mer par les toilettes.
Tu ne vas jamais voir de dessin animé.
Mon cote optimiste en eveil aujourd'hui...(une fois n'est pas coutume).. me laisse moi aussi une petite lueur d'espoir..
Le coeur des poissons rouges bat terrrrrrrriblement lentement...
Ce jour-la, la belle jeune femme au regard langoureux, avait les yeux febriles..c'etait l'episode grippal que nous connaissons. Rentrée donc plus tot,dans un etat semi comateux,
elle ne remarqua, ni le soupir de vie qui glissait de la bouche habituee a gober l'eau douce du bocal...
ni les petits fremissements vitaux qui suivirent le "Plouf"...
On peut rever..et c'est ce que j'ai fait,grace a Clovis...
Comme quoi, on peut (et doit) rêver, mais des rêves réalistes ? Est’ ce qu’un rêve réaliste est vraiment un rêve ? Je pense que oui, il peut être un peu fou, mais aussi un peu réaliste. L’éternel (et triste ?) compromis ! Je dis sans doute encore des bêtises. Est’ ce qu’on contrôle ses rêves ? Ne perdons pas nos illusions !!
Hpy a bien fait de s’adresser à toi ! Tu as bien rempli ton « devoir » ! Je me demande ou tu es allée chercher le nom de Moumoune pour une chatte si hautaine ? :-) … et Clovis ? Le premier poisson rouge catholique ?
Braveau!
PS. Je vais appeler mon poisson Cleauvis. Peut-être.
Tout dzabord ton histoire fait penser au poisson dans son bocal dans le film WD Pinocchio et du chat Figaro.
Ensuite on imagine, l'histoire virant sur celle de Nemo, que ton poisson va trouver la liberté en prenant le chemin des WC,de l'évier ou du lavabo, afin de retrouver le monde marin qu'il n'aurait jamais du quitté.
Aimes tu, des fois, les histoires qui finissent bien. En fait ta bonne nouvelle est belle mais triste.
Je considère que nous avons tous décollé en ballon. Je te réserve une surprise à ce sujet.
Merci pour ton com de réconfort, ça va mieux ce matin.
>bergson: non je n'aime pas trop les dessins animés que tout le monde va voir au cinéma. Je sais celui auquel tu penses. Mais je n'ai vu que le début et franchement je ne sais pas comment cela finit. Par contre, ma mère m'a fait rire. L'autre jour, je lui disais que j'avais reçu un défi sur mon blog et je lui ai raconté un peu l'histoire que je comptais écrire. Et elle me répond: "tiens, ça me fait penser au dessin animé que mes petits-enfants regardent à la TV". Elle est cool ma mère. :-) L'histoire finit mal, oui je suis d'accord, mais enfin, on ne peut pas tout avoir.
Bises ma petite bourrique
>marie-noyale: c'est bien alors si Clovis fait rêver. Je précise entre parenthèses (que je n'ai jamais eu de poisson rouge).
>peter: je suis d'accord avec toi, il faut avoir des rêves un peu réalistes qu'on peut donc réaliser mais aussi des rêves un peu fous qui nous permettent de garder la tête au-dessus des nuages.
>hpy: :-) quel beau commentaire
>hpy: vous avez un poisson rouge? c'est donc vous la dame aux yeux langoureux? :-)
>le poisson rouge chinois: est-ce que j'aime les histoires qui finissent bien? ça c'est une question à laquelle je ne vais pas répondre. J'aime les histoires tout courts et les histoires que je raconte sont souvent révélatrices de mon état d'esprit. Faut-il donc en conclure que j'ai une vision sombre de la réalité? encore une question à laquelle je ne vais pas répondre.
Une surprise? youpie!
La dame du nord qui est complétement à l'ouest ?
(A plus tard)
La dame du nord de l'ouest, ou du sud du nord, mais pas du nord de Lyliane, quoique plutôt à l'ouest de Lyliane, qui elle-même est à l'ouest de Peter et son lama, et au nord-ouest de l'helvète et de son poisson nommé Clovis, et en même temps à l'est de Cleauvis, (mais de qui parle-je?) a beaucoup aimé cette histoire. Elle l'a lue à Moumoune qui a haussé les épaules en disant que c'était normal que l'helvète raconte une histoire qui parle d'elle, sa majesté! Clovis n'est qu'une excuse.
>lucie: je crois qu'elle boit en cachette.
>hpy: alors je suis contente si vous avez aimé l'histoire. C'était quand même le but étant donné que c'est vous qui m'avez lancé le défi. J'avoue qu'en recevant la photo, je me suis fait un peu la même réflexion que Peter: "mais c'est quoi cette photo?". :-) et puis après le petit Clovis est né. Je voudrais quand même dire que le nom de Clovis a été trouvé par ma mère. Je lui ai demandé comment elle appelerait un poisson rouge et elle m'a répondu sans réfléchir: "clovis". :-))
Et puis Moumoune est vraiment un monstre d'ingratitude. Mal élevée. :-))
C'est normal que ta mère soit cool elle est très jeune !!!
Clovis c'est pas le poisson qui a cassé son bocal ??
Cet ide est un aède
A-t-il l'haleine fétide ?
La reine c'est Nefertiti.
Moumoune est la Reine Mère.
Anna nous a ramené un poisson rouge une fois, il a fini un jour par flotter sur le ventre, et Anna l'a enterré sous le noisetier en pleurant toutes les larmes de son corps. Je lui ai dit qu'elle le reverrait au paradis. Cela ne l'a pas convaincue.
Nous lui avons acheté un autre poisson rouge qu'elle n'a pas investi de son affection. Ce poisson rouge a fait le coup de Clovis : il a sauté de son bocal, cela arrive souvent au poissons rouges je ne sais si c'est la déprime...
Donc j'ai trouvé le poisson rouge (qui n'avait pas de nom, ce qui prouve comme il était aimé) par terre, j'ai approché la pelle à poussière pour le ramasser et mon fils s'est écrié : "il bouge encore !"
Je l'ai remis dans son bocal, il avait pourtant fait une chute de 1m20 de haut en plus de la hauteur de son saut ! Il a encore vécu longtemps et est devenu énorme, nous lui avions mis une plaque sur l'aquarium
Il a fini par mourir. Il a rejoint son copain au carré des poissons sous le noisetier. J’ai du m’occuper des funérailles. Anna était partie sous d’autres cieux pour suivre ses études.
On croit que les poissons rouges n'ont pas d'état d'âme. Deux copains bloggueurs m'ont conseillé à une époque de faire le poisson rouge dans son bocal. Et ben je peux te dire que vivre une vie de poisson rouge ne doit pas être enviable.
Du moins ce n'est ni pour toi, ni pour moi. Ne pas avoir d'état d'âme ! Ce n'est pas vivre, ça !
C'est une belle histoire triste je vais m'en servir pour la raconter à mon petit fils. Félicitations, tu as bien relevé le défi.
Je prends le risque de dire "pas de bonheur sans risque."
P.S."Ratatouille" vous fera changer d'idées sur les dessins animés.
>bergson: j'ai l'impression qu'il y a confusion entre celle qui a écrit le texte et la dame qui y figure.
>cergie: t'as de ces questions toi! :-)
>cergie: ah, j'avais oublié cette hiérarchisation chez les chats de dame hpy.
>cergie: quand j'ai lu que tu écrivais, que le poisson est devenu énorme, je m'attendais à ce que tu continues en disant: nous lui avons changé de bocal! et ben non, vous l'avez enfermé encore plus dans sa petite maison... Moi j'ai beaucoup de peine avec les poissons rouges, je n'en ai jamais eu, sans doute parce qu'il y a toujours eu des chats à la maison et je n'arrive pas à me dire que je peux porter de l'affection avec une bestiole comme cela. Donc ce n'est pas moi la dame de l'histoire (je dis cela pour bergon, je dis aussi à bergson qu'on peut être cool en étant moins jeune...)
>cergie: je suis bien d'accord mais parfois on tombe dans un bocal sans s'en rendre compte...et si en plus on n'aime pas l'eau et qu'on ne sait pas nager, on est foutu.
>solange: il va pleurer le petit!
>therese: j'ai vu ratatouille, je me suis ennuyée. Je ne dois pas être normale? :-)
Ah la la la la ! Je ne savions point que tu serais si intéressée par mon histoire de poisson !
T'as pas bien lu : d'abord je l'ai remis dans son "bocal", ensuite il a eu un "aquarium"...
Je n'allais pas tout détailler. Le poissecaille comme un homard changeait d'appart en grossissant. Il faisait sa mue. Et puis il est surtout devenu gros car nous lui l'avions mis sous oxygène !
Si cela t'intéresse, je te donnerai des nouvelles du poisson combattant d'Anna.
Ah oui ! La vie est terrible !
Que de mauvaises nouvelles sous couvert (en argent) de bonnes !
Avec mes enfants j’ai constaté qu’à toutes les fêtes d’école on vendait des poissons rouges. Le pourcentage de décès dans la semaine qui suivait a du être énorme ! Chez nous, ile ont tous fait le saut définitif, morts parterre ! Je pense que le record a été quatre jours ! Horrible … et on se laisse faire pour faire plaisir aux enfants ! … et ça finit en drame et pleurs ! Qu’on arrête ce massacre ! :-) ou :-(
J'aime bien l'histoire du poisson rouge de Cergie, car elle finit bien.
J'ai eu aussi, pour les gamins un poisson rouge gagné à la kermesse de l'école (cela changeait un peu des blaireaux que je gagné à Paris quand j'étais môme). Un jour il a sauté aussi de son bocal du haut du frigo. Heureusement j'étais là C'était "alerte à Malibu". Je l'ai vite ramassé et remis dans l'eau, mais il est mort qq jours plus tard. Je pense qu'il s'était fait un fracture d'arêtes avec hémoragie interne.
C'est dur la vie de poisson rouge.
Mais saura t on si Claude avait son maillot de bain rouge pour sauver son clovis ;-)))
>cergie: mettre un poisson sous oxygène? mon dieu...
>cergie: oui terrible... je ne te le fais pas dire
>peter: pauvres petites bêtes. Les humains sont parfois si cruels.
>claude: sous-entendu, tu n'aimes pas mon histoire car elle finit mal.
>bergson: bien sûr, elle courrait cheveux au vent, dans son maillot rouge, avec un flotteur dans la main droite
Je n'ai jamais eu de maillot de bain rouge 1 pièce. Je n'ai que des bikinis panthère. A mon âge pour chez moi ce n'est pas grave mais pour les wacances à la Matinik, il va falloir que je songe à renouveler ma garde maillots de bain.. Que des 1 pièce noirs, ça afine la ligne.
Pas besoin de flotteur non plus, j'ai ce qu'il faut ! Contrairement à Pamela, ce ne sont pas des implants.
J'aurais pu essayer de lui faire du bouche à bouche à mon poisson rouge, mais il frétillait encore.
Il respirait bien, il bougeait ses nageoires et la queue. J'étais contente de le remettre à l'eau viviant, mais mon histoire est comme celle du poisson de Delph, elle finit mal.
Mesdames et messieurs, une nouvelle de la plus haute importance nous oblige à interrompre nos programmes.
Nous venons d'apprendre que madame claude n'a pas D'IMPLANTS. :-)
Pour mon histoire, certes elle finit mal mais c'est de la faute à Moumoune qui n'a pas réussi à remettre le poisson à l'eau.
Bises ma petite claude.
Eh bien!
Ce n'est peut-être pas une BONNE nouvelle, mais une nouvelle bien construite!
La neige, pour les gens de la mer, c'est tout un monde, un monde à part ,dont on se fait un monde...Comme, je le suppose, la mer pour les montagnards.
Je suis un peu occupée (ce qui veut dire très occupée) en ce moment, mais je veux quand même préciser que Moumoune st la plus gentille des chattes, et qu'elle ne ferait pas mal à un Clovis. Par contre, je ne peux pas garantir que Nefertiti n'y toucherait pas. En ce moment elle préfère, c'est vrai, chasser le faisan, mais je crois que tout ce qui bouge est bon pour elle.
FABULEUX!!!!!!!
c'est mon eul commentaire
ma nature obtimiste aurait tenté une autre fin
bocal, evier, egout, et la mer
patrick
dans un sens clovis doit être content, il a finit comme beaucoup de petits chatons...il manquera pas de compagnie, mais devra encore faire attention
>miss-yves: c'est vrai que la mer c'est quelque chose d'un peu lointain pour les montagnards, surtout pour les Suisses qui n'ont pas de frontières directes avec une mer ou un océan, pourtant nous avons de bons skippers, donc il y a quand même quelques affinités qui peuvent se développer. :-) Merci pour le passage.
>hpy: je suis comme saint thomas, je veux le voir pour le croire. Je suis sûre que si on met un poisson rouge devant le nez de Moumoune, elle va le boulotter tout cru.
>patrick: fabuleux? :-) merci!
>olivier: tu voulais dire "poissons" à la place de "chatons"? :-)
non chatons, quand il y a trop de chatons (apres un accouchement de la maman chaton) , la coutume veut qu'on les passe par les toilettes pour faire du vide.
et puis n'oublions pas, comme le chante si bien Sttellla
"Les arbres sont verts
Les paris sont tout verts
La salade est verte et Chris est verte
Les carottes sont cuites
Les cals sont longs
Les chats sont vages
Les jacques sont five
Mais les petits pois sont rouges"
Les histoires d'amour (et de liberté) finissent mal en général
Celle de Cergie finit bien
Celle de Peter est tragique
Celle de Claude en bikini
Celle d'Olivier change d'espèce
Celle d'HPY n'est faire titi
Et mon petit poisson à moi nageait dans une eau glauque qui sentait mauvais. Ma petite soeur a eu la riche idée d'y verser de l'eau de Cologne. Mon petit poisson ne devait pas aimer l'Allemagne, il a décidé de faire la grêve ventre en l'air.
J'aime bien ton histoire. La Fontaine en aurait fait une fable...
- sur les rêves démesurés ?
- sur l'adaptation au milieu ?
(darwinistique)
- sur la tragédie du destin ?
Et moi je bulle au milieu du Rhone. Ce week-end je vais à Menton voir la mer. Que les petits poissons qui veulent être rejetés à l'eau viennent avec moi !!!
Non! Moumoune s'en fiche de poisson, elle préfère les croquettes. Nefertiti par contre, comme elle aime les coquilles St Jacques et le cabillaud (pas la morue) il y a fort à parier qu'elle aimerait aussi un poisson rouge. Mais rien n'est sur, elle n'aime pas le saumon, non plus! Moumoune, ce qu'elle aime par dessus tout, c'est qu'on lui fiche la paix.
Les histoires ce n'est pas la facon dont elles se terminent qui importe c'est plutot ce qu'elles nous apporte, non? J'ai tendance toujours a tirer des conclusions mais c'est une deformation due a l'age... Quant a Ratatouille c'est probablement parce qu'il n'est ni de la montagne, ni de la mer...
Je vous souhaite un bon week-end sans dessin anime et sans atchoumer.
Comment ça t'as encore un rhume ? Bois du Rhum !
Soigne toi bien. je suis sûre que tu n'étais pas assez couverte lors de mon voyage (viens voir).
Ce qui fait la joie des uns ne fait pas tjs celle des autres
parfois on est incapable de voir le bonheur qui ns entoure; on ne se rend compte de ce bonheur qu'une fois perdu...
>olivier: drôle de coutume, c'est barbare!
>nathalie: la petite soeur aurait dû boire un peu d'eau de Cologne avec sa saucisse de Francfort, cela lui aurait fait du bien.
>hpy: alors la vraie Moumoune a des goûts de luxe. :-)) ne parlons même pas de Néfertiti qui bat tous les recors de la vie de cour.
>therese: j'ai tellement atchoumer que j'ai le nez encore tout rouge. Mais il n'a pas la forme d'un poisson. C'est vrai, les histoires, c'est ce qu'elles nous apportent qui importent le plus, je suis d'accord avec vous.
>claude: pas de rhum chez moi
>claude: j'avais oublié mon gros bonnet.
>wondassista: c'est vrai. Le bonheur ne tient parfois qu'à un fil, dès que ce dernier se rompt, le bonheur s'envole, un peu comme un ballon dans les airs finalement. :-)
On connaissait le clown suisse Grock avec son nez rouge ! Tu veux lui faire la concurrence ? (Ca va un peu mieux aujourd’hui ?)
>peter: bof et je n'ai pas trop envie de faire le clown...
Je suis ébaudi de la facilité que tu as d'écrire deux pages, alors j'ai du mal a écrire deux lignes !!! mdr
Bisous à à +
J'espère que ça va mieux. Je te dis à demain pour la suite de mon voyage virtuel. Je t'embrasse très fort aussi.
Vous racontez bien, Delphinium, l'histoire de ce pauvre Clovis qui a sacrifié sa vie à son désir de liberté !!! Je pense que la vie ne vaut pas grand chose sans liberté. Pour éviter ce drame, peut être aurait il fallu ne pas lui laisser voir des émissions subversives qui montrent des "eaux turquoises étincelantes", peut être aurait il fallu lui expliquer les dangers et les contraintes de ces lieux paradisiaques pour lui apprendre le monde et ses vastes eaux
Après tout, la liberté n'est qu'une idée, elle n'existe pas vraiment. Nous vivons tous dans un bocal de verre qui délimite clairement l'amplitude de nos mouvements mais notre désir si vif de liberté peut nous donner la force de créer dans notre bocal d'autres espaces d'amitiés et d'humour.
Ton poisson n'a pas l'air très rouge! remarque moi, j'ai des poissons rouges "jaunes" mais leur eau, même si elle est sale, n'a pas la couleur du souffre.
heureusement qu'il y a les rêves, pour que les choses dont nous rêvons puissent devenir des "réalités" en rêves.
Semaine encore très chargée pour moi, les jours rallongent tant mieux,j'aurai plus de temps pour venir lire le blog.
Pauvre Clovis, et pauvre clownesse, qui ont en commun ce nez rouge (surtout pour Clovis) qui les rend si sympathiques à nos yeux.
>daniel: vous êtes sûr que cela fait bien deux pages? :-)Bises
>claude: ça va, ça va, je renifle encore.
>fifi: la télévision ce n'est pas bien, c'est vrai. Abolissons la télévision et occupons-nous de nos poissons rouges! Je suis d'accord avec votre idée que la liberté n'existe pas vraiment, on peut être le plus libre du monde et enfermé dans des préjugés sans fin. Quoique je ne me vois quand même pas dans une prison. Là je pense quand même qu'il y a un sentiment très fort de négation de la liberté. Merci pour le passage
>lyliane: alors comment va ce dos? Je vais lui dire deux mots moi, s'il continue à faire l'imbécile! dois-je en conclure que vous ne lisez les blogs qu'à la lumière du jour? jamais le soir? jamais la nuit? ;-)
>hpy: clovis a le nez rouge de naissance. Moi c'est seulement quand j'ai le rhume. :-)
Très belle fable, Delphinium
De la belle matière à réflexion. Elle rejoint un peu la conversation que j'ai eue ce matin. C'est comme si tu avais composé ce texte pour nous.
Nous demeurons à Sherbrooke dans une très grande maison, située dans un grand centre, une ville universitaire réputée reconnue pour sa qualité de vie.
Les pièces sont très grandes, bien éclairée. Il y a une magnifique verrière avec puits de lumière. C'est là que se trouve une grande salle à diner.
La maison comprende deux foyers. Un au sous-sol et l'autre dans la salle d'ordinateur. Je possède un atelier d'ébénisterie dans ce qui devait normalement servir de garage.
Nous sommes revenus dans notre appaartement 3 1/2 près de la mer. Et cet appartement que nous habitons nous rend parfaitement heureux. Dans cet habitacle qui ne nous appartient pas, nous nous sentons comme des poissons dans l'eau. Il est petit.
Nous vivons dans un espace restreint. Mais nous n'avons pas besoin de plus pour notre bonheur, au milieu d'une nature sauvage, loin des grands centres. Ici, il n'y a que l'essentiel et la mer.
Je vous envoie par brise Oceanique quelques pastilles au miel Suisse pour vous degager les voies pulmonaires!!
Je vous embrasse.
et courage on va bien les voir percer un jour prochain les crocus!
>jackss: votre histoire me fait penser à mon père. Il y a de cela déjà quelques années, mon père a racheté un chalet d'alpage qui tombait en ruines. Avec ses fils, des amis à lui, une volonté de montagnard et un amour inconditionnel pour la montagne, pour le bois et la pierre, il a remonté le chalet qui s'était affaissé sur lui-même. Et le résultat, vous pouvez le voir sur mon post du 24 août 2008. Il est heureux mon papa dans son chalet, le nez dans les nuages, la tête face au montagne. Il ne lui en faut pas beaucoup. Le confort est rudimentaire dans le petit chalet de bois mais on y fait des grillades gigantesques sur le balcon sud (qu'on ne voit pas sur la photo) l'été arrivé. Merci du passage et plein de bises!
>marie-noyale: et bien, on nous annonce encore une météo pourrie pour toute la semaine, les crocus c'est peut-être pour la semaine prochaine alors? :-) bises!
une vie sans rêves est une vie sans espoir
je suis ravie de passer ce soir avec
cette histoire de poisson rouge pauvre poisson tout de même !!!
toutes mes amitiés je vous embrasse
Delphinium,
Ton père serait bien heureux ici sur la Côte Nord. On dit que la majorité des gens d'ici ont des chalets. Ils appellent ça des camps. Ils s'y rendent en motoneige et traînent de l'équipement de camping pour se chauffer, s'éclairer.
Ces camps n'ont pas d'électricité, pas d'eau courante. J'avoue, personnellement, avoir besoin d'un peu plus de confort.
>esperance: merci du passage,je ne viens pas assez vous voir, je vais venir vous faire un petit coucou. J'espère que vous allez bien et que vos rêves sont doux et dorés. Bises
>jackss: oui mon père aimerait cela. Il adore la Norvège, rêve d'aller faire du ski de fond en Finlande, il ne connaît la Finlande qu'en été, il a adoré son séjour au Canada. Mon père aime les pays nordiques, c'est de lui que je tiens ce même amour. Ah oui, il est allé aussi en Islande et peut-être un jour au Spitzberg. Je suis émue aujourd'hui en parlant de mon père, c'est son anniversaire.
Merci du passage et bises
Joyeux anniversaire à papa Delphinium, le plus grand des petits suisses. (Qu'il n'aille pas fairedu ski sur la mer, je le déconseille!)
Bien sûr, l'été papa Delphinium pourrait faire du ski sur la mer.
>hpy: merci pour lui. Je doute qu'il ne vienne souvent dans cet espace. Lui et internet, ça fait deux. Il préfère aller batifoler dans la neige, qui tombe en abondance aujourd'hui, même en plaine.
>hpy: mon papa peut tout faire.
Certains papas peuvent tout faire.
>hpy: mon papa sait tout faire. Il est trop fort mon papa.
Tu as de la chance d'avoir un papa trop fort qui préfère faire du ski et bâtir ou rebâtir des maisons perdues dans les neiges que de rester devant un clavier d'ordinateur.
Les bouviers bernois qui aiment batifoler dans la neige ne font pas des chats persans qui se plaisent sur un coussin dans les salons...
Bon anniv papa de Delphinium, celui qui a amené la petite graine de Delphinium je veux dire, à la maman...
J'aime bien le papa de Delphinium, mais j'espère qu'il boit moins que sa fille.
>cergie: il reste devant un clavier d'ordinateur pour faire les montages des films qu'il prend quand il est à ski ou en randonnée
>cergie: :-)) et la graine a germé et a donné une petite delphinium qui embête tout le monde sur les blogs
>hpy: :-)) rassurez-vous, il n'aime pas trop la bière.
Veux tu dire que comme celle du docteur Victor Frankenstein la "créature" de ton père lui échappe ?
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