Nos existences sont faites de toutes petites choses, de petits riens. Parfois le chemin est large, facile d'accès et tout se déroule comme on l'attendait. D'autres fois, le chemin se rétrécit, les parois des soucis se rapprochent de nous, on se sent oppressé par ce qui arrive. On se débat, on essaie de franchir le goulet le plus rapidement possible afin de retrouver le cours tranquille de nos vies. Je ne sais pas où je suis actuellement, je vois l'eau qui défile, je vois la cavité au loin, les murs qui se dressent autour de moi. Que se passera-t-il si je continue à avancer? Toutes ces interrogations qui se pressent au fond de nous, comprendre pourquoi et comment les choses arrivent. Et si on se laissait simplement glisser...
P.S La rivière s'appelle "la Venoge". Je vous invite à consulter ce lien. (cliquez dessus... et vous comprendrez, ce poème est un monument de la poésie vaudoise et ce n'est pas sans un pincement au coeur que chaque Vaudois l'entend, vous remarquerez l'accent de Jean Villars-Gilles, un pur moment de bonheur.)
© Delphinium Septembre 2009